tartiner. Dax M,kroshop, III, p
se place à l'extrémité du tube à l'aide d'une monture qui s'intercale entre le nez du microscope et l'objectif. L'appareil a été primitivement construit pour éclairer avec des objectifs à sec des objets non couverts. L'objectif est utilisé lui-même comme condensateur : les rayons réfléchis par la lamelle convenablement orientée pénètrent de haut en bas; l'objectif les réunit en faisceau sur l'objet sous un angle très ouvert, puisque c'est l'angle d'ouverture de l'objectif. La plupart de ces rayons ne peuvent pas traverser la lamelle à cause de leur angle d'incidence plus grand que l'angle limite; ils sont alors réfléchis par l'objet, traversent sans difficulté la lamelle en remontant et vont former l'image. Schultze a recommandé de l'employer de la manière suivante : on place le tube du microscope verticalement ou à peu près; on visse le vertical illuminateur entre le cône et l'objectif à immersion, de manière que l'ouverture par laquelle arrive la lumière soit en avant; on place alors la lampe, le côté étroit de la mèche tourné vers le microscope droit devant celui-ci, à une distance de 0m20 à 0m25. Après avoir mis l'objectif à peu près au point, on dispose la lampe dans une direction verticale, telle qu'une ligne perpendiculaire à l'axe optique du microscope, tirée du centre de l'ouverture du vertical illuminateur, passe par la partie inférieure de la flamme, ou juste au-dessous du sommet de la mèche; on ajuste alors la surface refléchissante du vertical illuminateur sur son axe horizontal, de telle sorte qu'une image distincte de la flamme apparaisse dans le champ visuel; le champ est complètement obscur, rien n'y est visible, sauf une raie lumineuse d'environ 0m006 de largeur, qui traverse le milieu du champ dans la direction antéro-postérieure. Si toutes ces précautions ont été prises avec soin, et si une diatomée tout à fait adhérente au couvre-objet est poussée dans l'image de la flamme, ses stries apparaissent brillamment et distinctement résolues, pourvu qu'elles soient dirigées perpendiculairement à la bande de lumière1. Le maniement de cet appareil est assez difficile. Les images sont toujours plus ou moins colorées, mais on les améliore beaucoup en plaçant sur le trajet des rayons un écran percé d'une fente, verticale de 0m001 à 0m002 de diamètre. L'écran doit être placé à mi-distance environ entre la lampe et le microscope et sa position exacte déterminée par tâtonnement; lorsque le tout est bien réglé, le vertical illuminateur donne des résultats très remarquables. C'est avec lui que Van Heurck a réussi à photographier2, avant de les avoir vus, les perles de YAmphipleura pellucida.
899. Emploi de la lumière oblique. — Lorsqu'on photographie en éclairant l'objet microscopique par la lumière centrale (c'està-dire par un cône de rayons lumineux ayant pour axe l'axe même du microscope), la formation des plus fins détails de l'image est due aux rayons les plus obliques. Si l'on emploie exclusivement des rayons obliques à l'axe, si l'on se sert de Y éclairage oblique^ on peut apercevoir bien des détails qui ne se montrent pas en lumière centrale. C'est surtout depuis les recherches d'Abbe et la publication
1. H. Peragallo, Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse, 1882, p. 273.