‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 41 sur 178 · LONGUEUR DES APPAREILS · texte numérisé non relu

LONGUEUR DES APPAREILS

Examinons comment varie ce pouvoir amplifiant * ; on peut écrire :

Le premier facteur du second membre n'est autre que le pouvoir amplifiant propre de Tobjectif (1074) ; le second ^ représentera le grossissement

de rocnlaire. Dcsignons-lc par v, la formule deviendra :

Trois cas peuvent se présenter; on peut avoir :

i > 9i alors V < 1, l'image formée par l'objectif est réduite;

8 = (p| » v = l, » » T^^roà, vraie grandeur;

5<fi»v>l, » » » amplifiée.

On voit donc que si en théorie le pouvoir amplifiant est illimité, il n'en est rien dans la pratique, car à mesure que ce pouvoir amplifiant augmente, la distance de l'image i\ l'oculaire devient plus grande. Il y a une première limite pratique imposée au grossissement par la condition de ne pas dépasser un trop long tirage de la chambre noire 2. En second lieu, ce grossissement est lié au pouvoir optique de l'objectif. La relation qui existe en ces deux quantités n'a pas été étudiée d'une manière suffisamment précise au point de vue photographique pour que l'on puisse fixer cette limite. Une série d'expériences que nous avons entreprises sur cette question semble indiquer que pour obtenir qu'un objectif d'un pouvoir optique connu donne les meilleurs résultats, l'oculaire-projecteur doit être muni d'un diaphragme d'ouverture utile supérieure ou tout au moins égale à celle de l'objectif qui fournit l'image destinée à être amplifiée.

1077. Longueur des appareils. — Supposons l'objet placé très loin de l'appareil et cherchons quelle est la longueur L d'une longue-vue photographique avec oculaire-projecteur convergent; nous aurons :

L = <p + 5 + 3 (pi + ^\

et en posant ^z=v L=:<p + ^ + 2?| + vçj

ou bien (1) L = <p -h èL±-l)! ^^

1. Voyez PeaacelHer et Wagner, Mémorial as Vofficier du çénie^ n» 18. - 2. Allottç de la Fnje, Mémoire ûitét

92 TRAITÉ ENGTGLOPéoiQUE DE PHOTOGRAPHIE.

M. le commandant Fribourg^ a recherché quelles sont les valeurs de f qui rendent la longueur de L minimum pour un grossissement donné, en supposant que la distance focale de l'oculaire ^i soit fixée. L'équation (i) peut s'écrire :

Désignons par À la longueur de la vue distince; on a (1076) 9 = — ;

par suite l = — + 94 ^ ,

expression qui devient nulle pour la valeur de v qui en annule la dérivée Cette valeur est donné par l'équation :

TA 4. „ ?i

FA + yt ^ — Jî — — ?t

La valeur correspondante de L devient :

TA

Sl £l

\/'-rt

Si, par exemple, on veut un grossissement égal à 10, en admettant que A = 0,28 et y | = 0,07, on trouve :

Pour un grossissement de 42, on aurait :

V = 13 y = 0ra90 L = lm96.

La formule (3) peut s'écrire :

et comme v est, dans les cas des forts grossissements, assez grand par 1. Mémoire sur le* lunettes photographiqHei.

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