OBTURATEUR IRIS
à la fermeture, la durée géométrique est
arc C08 (|i — p) — arc cos |& .
Pour (1 = 1, p = 0/le rendement prend sa plus grande valeur qui est 0,821, le rendement d'ouverture étant 0,788 et celui de fermeture 0,902.
3o Quand l'obturateur s'ouvre en sens inverse des cas précédents, c'està-dire quand l'arête obturante devient ^Touverture tangente commune extérieure, les effets sont inverses de ceux qui viennent d'être décrits.
4o L'arête obturante s'ouvrant de manière à devenir à l'ouverture tangente commune extérieure, rétrograde ensuite et ferme l'instrument. Pour p = , [A = 1 , le rendement est supérieur à la valeur qu'il atteint pour p = 1 , (1 = 0. Il converge vers la limite 0,902. Il peut y avoir gain de durée dans cet obturateur, en même temps que gain de rendement, contrairement à ce qui a lieu pour les obturateurs excentriques.
1116. Obturateur iris. — La durée d'action est la même pour Tiris parfait et pour l'iris polygonal, en supposant le premier inscrit dans le second ; mais cette durée n'est la même pour l'iris droit et Tiris à brancbes circulaires que si le mouvement des organes est rectiligne. En effet, pour le second, l'action commence quand Tarête obturante passe par le centre du diaphragme et non quand la tangente à cette circonférence passe par ce point. L'angle de cette tangente, avec le rayon passant par le pivot, mesure la différence de durée des deux actions. Cette différence atteint la moitié de la plus petite de ces durées lorsque le pivot vient sur le bord du diaphiâgme et ne s'annule que si le pivot s'éloigne indéfiniment, c'est-à-dire si le mouvement devient rectiligne.
Dans les iris droits, l'arête passe par le pivot, ou bien reste à une dis-
tance r de ce point. L'iris est alors excentrique, l'excentricité étant |i = - ;
la théorie de ces instruments est calquée sur celle des obturateurs excentriques.
L'iris à deux branches ne diffère en rien des obturateurs centraux, au point de vue du rendement ou de la durée. Si le nombre des branches est supérieur à deux , tant que la surface polygonale démasquée n'est pas inscrite dans le diaphragme, on peut la représenter par nz^ tang 5, n étant le
nombre des côtés, r le rayon de l'iris parfait inscrit. Si le polygone de riris coupe le diaphragme, le rendement se calcule d'une manière analogue à celui de l'obturateur central droit. Comme pour lui, le rendement augmente quand le pivot se rapproche du diaphragme.
Les courbes de rendement en vitesse uniforme des iris d'un plus grand nombre de côtés seraient comprises entre celles de l'iris à quatre branches et celle de Tiris parfait correspondant.
On peut, en général, concevoir l'iris droit, mouvement rectiligne, comme résultant du mouvement de lames droites, perpendiculairement à un diamètre. On réalise, en pratique, cet iris de la manière suivante : deux lames droites sont entaillées suivant un carré ou un losange, dpnt l'une des dia-
gonales coïncide avec le diamètre du diaphragme parallèle à la direction du mouvement. Il résuite de cette disposition que les lames doivent se déplacer de la longueur de cette diagonale pour achever raction dont la durée serait
celle de Tobturateur central droit multiplié par \/2 = 1,41 si l'entaille est carrée. Au point de vue de la durée, cette disposition est donc peu avantageuse, car la forme de l'ouverture des lames ne saurait influer sur leur vitesse de déplacement.
L*obturateur iris à branches circulaires est d'une seule espèce. Le pivot étant fixé, l'arête obturante de même rayon que le diaphragme est. en effet, déterminée, contrairement à ce qui a lieu pour les iris droits. Les courbes de rendement de l'iris à trois branches et de l'iris parfait diffèrent peu et comprennent entre elles celles de tous les iris d'un plus grand nombre de branches ; leur rendement est faible : celui de l'iris parfait varie, suivant la position du pivot, de 0,333 à 0,328, diminuant un peu quand le pivot se rapproche du diaphragme.
Le maximum de rendement que comportent les iris à branches circulaires est réalisé par l'iris à deux branches dans le cas du mouvement rectiligne (obturateur central circulaire, mouvement rectiligne du type Thury et Amey). Le rendement est alors égal à 0,424.
1117. Étude pratique des obturateurs. — Dans le but de faciliter l'étude des obturateurs et permettre la détermination graphique des constantes indiquées par le Congrès de 1889 comme susceptibles de caractériser ces obturateurs, M. le général Sébert a fait construire un appareil spécial permettant d'arriver très simplement à cette détermination. On retrouve dans cet instrument quelques-uns des dispositifs signalés par MM. Cornu et de La Baume-Pluvinel au Congrès photographique de 1889 (202). L'instrument est muni d'un diapason dont une vibration vaut 1/60 de seconde. On peut apprécier très facilement moins de 1/250 de seconde.
Cet appareil ' consiste en un châssis s'ouvrant en deux parties au moyen de charnières placées sur le côté. La partie postérieure porte sur sa face interne un petit chariot plat qui, mû par deux ressorts plus ou moins tendus, glisse rapidement de bas en haut sur deux coulisseaux. On adapte sur ce chariot une surface sensible (généralement une glace préparée au gélatino-bromure d'argent). La face antérieure du châssis porte en son milieu une fente horizontale très étroite qui donne accès à la lumière, de sorte que si, le châssis étant fermé, on fait partir le chariot en laissant la lumière passer par la fente, on aura par développement sur la surface sensible un rectangle noir. Le chariot à son départ met en mouvement une lame vibrante