‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 90 sur 178 · CH · texte numérisé non relu

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Legaiacol, qui à l'état de pureté est de la méthylpyrocaléchine, développe l'image latente, comme l'a constaté Waterhouse; mais le gaïacol du commerce contenant toujours des impuretés pai*mi lesquelles des phénols diatomiques, on ne peut citer ce fait comme une contradiction à la règle énoncée par MM. Lumière.

60 Les autres substitutions que Von peut faire dans les GH du noyau ne paraissent pas supprimer le pouvoir développa teiir.

Ainsi , Ton peut citer comme développateurs :

Le diamidocrésol G*H«

L'hydrophlorone C«H«

Le paramidocrésol C^H'

AzH»

La sulfonation ne parait pas incompatible avec la propriété révélatrice. MM. Swartz et Merklin* ont fait breveter l'emploi de l'oxyméthylsulfonate d'hj'droxylamine en solution alcaline comme révélateur. La fonction acide ne semble pas davantage annuler le pouvoir dé veloppateur; mais dans ces derniers cas, c'est-à-dire quand la molécule contient un groupe CO'H, les carbonates alcalins ne suffisent plus et il faut employer ces substances avec une base énergique. L'acide caféique, l'acide protocatéchique, Tacide amydosalycilique sont dans ces conditions.

70 Les remarques précédentes ne s'appliquent qu'à la série aromatique. Il ne faudrait pas les appliquer aux corps de la série grasse ; ainsi :

L'éthyléne diamine G«H* (AzH»)»

AzH»

L'urée GO

AzH»

etc., ne développent pas, quoique possédant deux groupements AzH^.

80 Cas de la phénylhydrazine, Gette substance, résultant de la substitution du diamidogène dans un GH du noyau benzique

G«HS — HAz — AzH«,

fait exception aux régies précédentes; mais il faut observer qu'à cette constitution différente correspond une propriété toute spéciale. La phènylhydrazine peut développer sans le secours d'une base ou d'un carbonate

l. Monter de la fhfftographie, 1890, pp. 20, 28,

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alcalin. L'emploi de la solution aqueuse, ou mieux de la solution hydroalcoolique suffit; ou est donc ici en présence d'un cas tout particulier.

I^es règles précédentes ne suffisent pas pour déterminer si Ton pourra, au point de vue pratique, employer une substance déterminée. Il faut de plus que cette substance soit soluble dans Teau, que sa solution soit peu colorée, que les produits d'oxydation qui prennent naissance pendant le développement soient également peu colorés et ne communiquent pas une teinte persistante au substralum du sol haloïde d'argent. On ne peut donc employer rhématoxyline, le quercitrin pour le développement des plaques au gélatinobromure, car le premier de ces corps colore la gélatine en violet intense et le second en jaune foncé.

On devra donc chercher les nouveaux développateurs utilisables parmi les corps dont la molécule ne contient qu'un petit nombre d'atomes de carbone, car au fur et à mesure que la molécule se complique on obtient, en général, des substances qui tendent à devenir de plus en plus colorées et de plus en plus insolubles dans l'eau.

MM. Lumière ont donné la liste dos corps suivants, appartenant à la série aromatique, comme satisfaisant à la plupart dos conditions énoncées. Ils comprennent des isomères plus ou moins nombreux; ce sont surtout les isomères dans lesquels les substitutions sont en situation para qui pourront donner des révélateurs :

a) Groupe de la benzine : Diphénols, triphénols, amidophénols, diamidophénols, triamidophénols, diamidobenzine, triamidobenzine.

b) Homologues supérieurs à un seul noyau : Oxycrésols, dioxycrésols, amidocrésols, diamidocrésols, triamidocrésols, diamidotoluène, triamidotoluène, méthylpyrogallol, acides dioxybenzoïques, acide amidossdycilique, acides diamidobenzoïques, acides triamidobenzoïques, acides diamidosalyciliques, acides diamidocinnamiques, oxythymols, amidothymols, diamidothymols, etc.

c) Homologues à plusieurs noyaux : Oxynaphtols, dioxynaphtols, amidonaphtols, diamidonaphtols, triamidonaphtols, diamidonaphtalines, triamidonaphtalines, dioxyquinoléines, amidoxyquinoléines, diamidoquinoléines, etc.

11 faut ajouter h cette liste les autres corps bi ou trihydroxylés, di ou triamidés, ou encore amido-hydroxylés se rapportant aux autres homologues, ainsi que les composés sulfonés de toutes ces substances et les hydrazines primaires aromatiques.

Ce sont les considérations précédentes qui ont amené MM. Lumière à expérimenter le paramidophénol , que ses propriétés placent au premier rang des développateurs.

1166. Révélateur au métol. — Le D^ Éder a étudié ^ deux nouveaux révélateurs, qu'on désigne l'un sous le nom de métal, l'autre sous celui d'amkloL

Le premier est un sulfate, un chlorhydrate ou un oxalate de mono-

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