The Amateur photographer, 10 juin
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RÉVÉLATEUR AU MÉTOL. 237
méthyle paramidométacrésol ; ces trois sels possèdent des propriétés révélatrices. Le métol se présente sous forme d'une poudre blanche, soluble dans Teau, formant avec les sulfites alcalins un liquide presque incolore, se conservant presque sans altération pendant des semaines dans des flacons bien bouchés. Le mélange de métol et de sulfite donne, même sans addition de carbonate alcalin, un bon révélateur pour les glaces au chlorure ou au chlorobromure d'argent. Cette solution ne se colore pas en présence des carbonates alcalins.
Pour le développement des glaces au gélatino-bromure on emploie les formules suivantes : A) eau, 1,000 c. c; sulfite neutre de soude, 100 grammes; métol, 10 grammes; B) eau distillée, 1,000 c. c; carbonate de potasse, 100 grammes. Pour l'usage, on môle 60 c. c. de solution de métol avec 20 c. c. de solution de carbonate de potasse; le mélange se conserve assez bien pendant une semaine. Si la durée d'exposition a été normale, l'image apparaît presque instantanément et prend de l'intensité. Le développement est complet en deux ou trois minutes. Il faut forcer un peu le développement, car l'intensité de l'image diminue par le fixage.
Pour un développement plus lent, destiné à fournir des négatifs très doux, on fera usage de 60 c. c. de solution de métol, 10 c. c. de solution de carbonate de potasse et 20 c. c. d'eau. En augmentant la dose de carbonate de potasse on diminue la durée du développement, et les grandes lumières arrivent rapidement à l'intensité nécessaire. Si les plaques employées fournissaient des images grises, sans contrastes, il faudrait employer 60 c. c. de solution de métol et 40 c. c. de solution de carbonate de potasse.
On peut donc, par l'emploi de ce révélateur, obtenir des images pures dont on peut contrôler la venue tout en évitant la présence d'alcalis caustiques dans les bains, présence qui n'est pas sans inconvénients. Au lieu de carbonate de potasse on peut employer la même quantité de carbonate de soude pur cristallisé ; le révélateur ainsi préparé agit un peu plus lentement que celui qui contient du carbonate de potasse.
La couleur de l'image est d'un gris noir, la couche de gélatine ne se colore pas en jaune, même en faisant usage d'un bain neutre pour le fixage. Pour les instantanéités et le travail dans l'atelier, le métol permet une pose plus courte que celle nécessitée par l'acide pyrogallique, parce que les détails dans les ombres apparaissent dès le début du développement et qu'on n'a pas à craindre les duretés. On peut
combattre les effets d'une surexposition par l'emploi d'une solution de bromure de potassium à 10 <>/o.
1167. Révélateur à l'amidol. — MM. J. Hauff et le D' Bogisch ont donné le nom d*amidol à un révélateur constitué par un diamidophénol, soluble dans l'eau, à réaction acide, donnant une dissolution incolore. A la longue, la dissolution se teinte en rouge et perd son activité. Les alcalis et les carbonates alcalins lui donnent immédiatement une coloration bleu verdâtre intense. L'addition de borax lui donne une teinte violet rouge. L'amidol, mélangé à du sulfite neutre de soude, fournit un révélateur très énergique sans qu'il soit besoin de l'additionner d'un alcali caustique ou carbonate. Les acides ajoutés à cette dissolution agissent en restreignant le pouvoir révélateur; de plus, même avec une légère addition d'acide, les négatifs sont faibles et acquièrent difficilement la densité voulue, même après un long développement. La solution aqueuse d'amidol n'agit presque pas comme développateur. Dans la pratique, on emploie une solution contenant : eau, 1,000 c. c; sulfite de soude, 50 grammes; amidol, 5 grammes. La glace est plongée dans ce révélateur : l'image se développe sans voile. D'après le D' Éder aucune substance révélatrice connue ne fait apparaître l'image avec une pose plus courte. Le révélateur peut servir plusieurs fois, après quoi il jaunit et perd son efficacité. La couleur du négatif est d'un beau gris noir. Si le temps de pose a été de beaucoup dépassé, il est bon de faire usage d'une solution de bromure de potassium à 10 %.
On peut se servir comme accélérateur d'une solution concentrée de sulfite neutre de soude. En employant un grand excès de ce sel, on peut faire apparaître rapidement les détails dans les ombres et obtenir des images très douces.
Au contraire, sous l'influence des alcalis, le révélateur s'altère, se colore, produit des images faibles et voilées. Le borax ne donne pas de résultats meilleurs que ceux fournis par l'emploi du révélateur normal.
1168. Révélateur au gaiacol. — M. Waterhousc ^ a proposé remploi du gaïacolpour révéler les images négatives. C'est un liquide oléagineux , incolore, d'une odeur piquante, qui s'obtient par la distillation sèche de la résine de gaïac. Il est peu soluble dans l'eau , mais se dissout facilement