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I 7. — FIXAGE, RENFORCEMENT, AFFAIBLISSEMENT DES NÉGATIFS

1173. Fixage. — M. J. Fogh ^ a déterminé la chaleur de formation de rhyposulfite double d'argent et de soude dissous à partir de l'hyposulfile de soude dissous : il a trouvé -f il^^. Cette donnée a permis d'expliquer nettement l'action de Thyposulfite de soude sur les sels haloïdes d'argent. La décomposition du chlorure d'argent par l'hyposulfite de soude, avec formation de chlorure de sodium et d'hyposulfite d'argent, n'est possible que grâce à la chaleur de dissolution de l'hyposulfite d'argent dans un excès d'hyposulfite de soude. Le chlorure d'argent se dissout avec un dégagement de chaleur égal à + 4Cai,4. La décomposition du bromure d'argent par l'hyposulfite de soude a})sorbe — 170^1^3, quantité à peine inférieure à la chaleur de dissolution + 17Cfti,4 de l'hyposulfite d'argent.

L'emploi du bisulfite de soude dans le bain fixateur s'est généralisé. Cette addition permet d'améliorer les négatifs qui sont de teinte jaune; au sortir de ce bain, les images sont très brillantes. Au lieu de bisulfite de soude, on peut employer le sulfite mélangé d'acide tartrique. M. Pricam* a recommandé l'emploi d'un bain contenant : eau, 1,000 c. c; sulfite de soude, 30 grammes ; acide tartrique, 10 grammes ; hyposulfite de soude, 200 grammes ; le mélange de ces diverses substances doit être fait en suivant Tordre indiqué ci-dessus.

Plusieurs opérateurs ont recommandé d'ajouter une certaine quantité d'alun au bain d'hyposulfite et de bisulfite : cette addition est inutile, car le bisulfite rend le négatif brillant et durcit en môme temps la couche de gélatine. On peut durcir très rapidement la couche de gélatine tout en fixant l'image par l'emploi du bain suivant : eau, 500 c. c; sulfite de soude, 120 grammes ; après dissolution, on ajoute une liqueur contenant 500 c. c. d'eau, 15 c, c. d'acide sulfurique et 90 grammes d'alun de chrome. Les deux liqueurs sont mélangées, il se dégage de l'acide sulfureux; on verse alors ce liquide dans un bain fixateur contenant 1 kilogramme d'hyposulfite de soude pour 3 litres d'eau. Ce bain éclaircit les négatifs ; on l'étend de moitié d'eau quand il s'agit de fixer des négatifs faibles.

1174. Renforcement. — Les sels de mercure sont généralement employés pour renforcer les négatifs. Lorsque l'on doit recourir à cette opération, il est utile que toutes les solutions à employer soient filtrées jusqu'à limpidité complète. Les négatifs doivent être soigneusement lavés et exempts de toute trace d'hyposulfite de soude ; il faut les mouiller avant de les plonger dans les diverses solutions renforçatrices, afin que ces dernières puissent agir uniformément sur la couche. •

Un négatif peut a la rigueur être renforcé immédiatement après le lavage qui suit le fixage; mais, dans ce cas, l'intensité obtenue ne sera pas aussi grande que si la plaque avait été au préalable complètement séchée.

Le négatif est d'abord blanchi par l'emploi d'un bain de bichlonire de

1. Comptes rendus t 1891. — 2. Revue suisse de photographie, février 1891.

mercure. On peut le préparer de bien des manières; on noircit ensuite l'image, mais cela n est pas nécessaire.

D'après M. J. Grookes, le noircissement ultérieur du négatif ne serait pas utile ; en effet, le négatif blanchi dans la solution mercurielle, lavé soigneusement pendant plusieurs heures , n'a pas les brusques contrastes de celui qui est noirci, et cette douceur est surtout avantageuse quand il s'agit de négatifs de portraits.

Le bromure de cuivre a été très employé pour renforcer les négatifs obtenus sur couche de collodio-bromure d'argent^. On peut rappliquer aux plaques préparées à l'aide du gélatino-bromure (450). On emploie deux solutions : A) bromure de potassium, 40 grammes; eau, d,000 c. c; B) eau, 1,000 c. c; sulfate de cuivre, 40 grammes. Dans le mélange de ces deux liqueurs on plonge le négatif bien lavé. La couche blanchit; on la lave de nouveau jusqu'à disparition du sel de cuivre et on l'immerge dans une cuvette contenant une solution de nitrate d'argent acidulée par l'acide citrique : eau, 1,000 c. c; nitrate d'argent, 30 grammes; acide citrique, 2 grammes. On peut aussi, après lavage, plonger le négatif dans un bain contenant : eau, 1,000 c. c; ammoniaque liquide, 100 c. c. : la teinte du négatif passe au brun chocolat.

Avant de renforcer le négatif, il est bon d'enlever le léger voile qui peut se trouver à sa surface ; dans ce but on le recouvre d'une solution contenant 1,000 c. c. d'eau, 60 grammes de perchlorure de fer sec et 60 grammes d*acide citrique ; on agite la cuvette pendant une minute, puis on lave le négatif pendant cinq minutes dans une eau courante. On fait blanchir la couche dans un bain contenant : eau, 1,000 c. c; bichlorure de mercure, 30 grammes; chlorure de sodium, 80 grammes. La durée de l'immersion dépend du degré de renforçage que l'on veut obtenir. Si l'on désire une grande intensité, la plaque doit séjourner dans ce bain jusqu'à blanchiment complet; au sortir de ce bain on la plonge dans une cuvette contenant GO grammes de sel marin dissous dans 1,000 c. c. d'eau; après une minute d*action, on lave la couche pendant cinq minutes, de manière à dissoudre le chlorure mercurique qu'elle peut contenir. La plaque est alors plongée dans un bain que Ton prépare en mélangeant 1,000 c. c. d'eau, 180 grammes de sulfite de soude cristallisé et 20 c. c. d'acide sulfurique concentré. Le négatif passe à la teinte brune, puis noire. L'opération est complète quand le dos de la plaque est parfaitement noir, ne montrant aucune trace de chlorure d'argent libre. On lave le négatif pendant dix minutes dans Teau courante, on l'essuie avec une touffe de coton pour enlever les dépôts qui pourraient se produire à la surface, puis on l'abandonne à la dessiccation.

1175. Affaiblissement des négatifs. — On désigne sous le nom assez impropre de réducteurs les liquides permettant de réduire l'intensité des négatifs. Ces liquides ajfissent en général en dissolvant une partie de l'argent qui forme l'image, et, par conséquent, comme les détails dans les ombres sont formés par des couches d'argent métallique extrêmement légères, en diminuant l'intensité du négatif on détruit la délicatesse des détails constitués par les demi-teintes. Une méthode plus rationnelle con-

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