‹ Traité encyclopédique de photographieChapitre 94 sur 178 · Aide-JHémaire de photographie pour 1878, p · texte numérisé non relu

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siste, non pas à dissoudre ces couches d'argent, mais à les laisser subsister tout en les rendant perméables à la lumière. M. Duchauchois ^ a indiqué un moyen permettant d'éviter les inconvénients qui résultent de l'emploi des solutions usuelles. Le négatif est plongé pendant cinq minutes dans un bain très dilué d'une eau régale constituée par le mélange de 4 parties d'acide bromhydrique et 1 partie d'acide azotique ; on emploie 50 c. c. de ce mélange pour 1 litre d'eau, plus ou moins suivant l'effet h obtenir. Le négatif, tout d*abord, semble s'être renforcé; mais si après l'avoir lavé on le laisse sécher complètement et si on Texpose à la lumière solaire pendant un certain temps, il devient plus transparent et vire au bleu noirâtre par suite de la transformation du bromure d'argent. Ce changement de coloration e.st favorable à la translucidité du négatif en tant que facilité dlmpression. L'affaiblissement de l'image doit être fait en opérant a une lumière diffuse faible. L'on fait sécher le négatif dans l'obscurité avant de l'exposer aux rayons solaires, sans quoi on aurait des taches, les parties les plus sèches virant plus vite et restant plus transparentes que les autres.

On peut aussi, après lavages, exposer le négatif au soleil en le laissant dans la cuvette contenant une certaine quantité d'eau, et surtout en additionnant l'eau d'une substance capable d'absorber le brome.

Si l'intensité du négatif était trop atténuée après ce traitement, on pourrait le renforcer soit à l'aide d'un révélateur appliqué après l'insolation, soit à l'aide d'un renforçateur tel que le bichlorure de mercure. Il suffit de bien laver après cette opération ; on n'a pas besoin de fixer.

La diminution d'intensité par dissolution de la couche d'argent métallique est un procédé connu depuis fort longtemps. Carey Lea, dès 1865, indiquait l'emploi d'un bain contenant 20 grammes de bichromate de potasse, 20 grammes d'acide chlorhydrique et 1 litre d'eau. Dans ce bain, les parties les plus opaques blanchissaient assez vite par suite de la transfoimation en chlorure d'argent. On fait agir sur le négatif un développateur qui noircit d'abord la surface de la couche et ne pénètre que peu à peu à travers l'épaisseur du chlonire d'argent formé. Si l'on arrête assez vite l'action de ce développateur, qu'on lave et qu'on fixe l'image, la couche de chlorure d'argent qui se trouve au contact du verre et qui n'a pas été atteinte par le révélateur sera dissoute par l'hyposulfite de soude et l'intensité du négatif sera diminuée; en même temps l'image présentera entre les lumières et les ombres des contrastes moins vifs.

Belitzki^ a employé un bain qui donne de bons résultats (453). Dans un litre d'eau il fait dissoudre 250 grammes d'hyposulfite de soude, 50 grammes d'oxalate potassico-ferrique , 40 grammes de sulfite neutre de soude et 15 grammes d'acide oxalique. On reconnaît la force de ce bain à sa couleur jaune, qui redevient verte lorsqu'il cesse d'agir. On peut employer cette solution immédiatement après le fixage; il n'est pas nécessaire de laver le négatif avant de l'affaiblir.

L Phat, lîmeêt ^^I- - 2. Phat. WocheHblatt, 1890, n* 9.

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