‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 123 sur 176 · CHAPITRE PREMIER. âsy · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. âsy

lieu flans son intensité, dans les dimensions des fils ou pla([iies employés, et la nature des corps conducteurs au travers desquels elle passe.

La forme des appareils décomposants varie suivant la nature des expériences que l'on a en vue. S'agit-il de re(;ueillir des substances gazeuses? il se sert de tubes droits gradués contenant cliacun une lame dû platine et un fil de même métal soudé avec de l'or et fixé J3ar la fusion à rextrémité fermée du tube. Ces tubes sont remplis d'une solution quelcoucjue, par exemple, d'une solution d'acide sulfurique dans l'eau; après en avoir rempli ces tubes, on les renverse dans un vase renfermant le même liquide. Quand il veut connaître l'influence qu'exercent les din)ensions des plaques, il met tous ces appareils en connnunication les uns avec les autres et avec l'appaieil voltaïque, afin que tout le système soit traversé en même temps par le courant électrique. C'est en opérant de cette manière qu'il a trouvé que la quantité de gaz était sensiblement la même, quelles que fussent les dimensions des plaques et la nature des liquides contenus dans les différents appareils.

M. Faraday a disposé aussi trois appareils de manière que le courant , après avoir traversé l'un d'eux, se divisait en deux autres qui se réunissaient ensuite. Il a trouvié dans ce cas que la sonnne des décompositions dans les deux derriieis appareils était toujours égale à la décoii> position dans le premier.

Il résulte enfin de toutes les expériences de M. Faraday, qu'un courant qui traverse l'eau en décompose une portion qui est exactement proportionnelle à la (|uanlité d'électricité qui est passée, indépendamment des nombreuses différences de variation que cette électricité éprouve, pourvu cependant que la source ne cliange pas. Ainsi donc, en se garantissant de certains effets secondaires, tels que des dissolutions ou recombinaisons de gaz dans les liquides, les produits de la décomposition peuvent servir à mesurer l'électricité employée,

Ûa8 CONSIDÉR. SUR LES RAPP. QUI LIKNT LES AFF., ETC.

I25q.Oii voit parfaitement que, clans les expéi'iences de M. Faraday, il est inutile d'avoir un courant constant, puisque tous les appareils décomposants se trouvant liés ensemble, éprouvent tous en même temps les effets des variationsdu courant; dès lors les résultats sont les mêmes que si ce coiuant primitif avait une intensité invariable. Néanmoins il nesl pas sans intérêt pour la science d'établir les rapports qui peuvent exister entre les effets produits et l'intensité de la force mise en mouvement par l'appareil à courant constant. I.a solution de cette question, si l'on veut remonter jus(pi'à la force strictement nécessaire pour vaincre les affinités, piésente des difficultés; mais nous ne la croyons pas impossible. Voici le résultat des premières recberches que nous avons faites à ce sujet, en faisant toujours marcher de fi'ont la balance électro-magnéti(iue et le multiplicateur à fil court:

Lorscjue Ton fait {)asser un couiant invai'iable dans deux solutions de nitrate de cuivre à différents degrés de saturation et couunuuiquant entre elles, d'une part avec un fil de cuivre, de l'autre avec deux fils de même métal en relation avec l'appareil décomposant, la (juantité de sel décomposée est absolument la même dans les deux. On a pris 2°',8 de nitrate de cuivre sec que l'on a fait dissoucb-e dans iO''',3 d'eau; moitié de la solution a été augmentée de son vokune d'eau distillée. Ix-s deux fils de cuivre qui plongeaient dans les deux branches négatives pesaient chacun o^''',3385. Après ^8 heures d'expérience, ces fils pesaient chacun o'' ,36; Ils avaient donc gagné en poids 0"'-,oai5. L'intensité du courant exprimée en poids était représentée par o°'-,oo5.

La déviation de l'aiguille aimantée était égale à 66°; l'intensité du courant ayant été diminuée de moitié, la déviation n'a plus été que de 4^"- La quantité de cuivre réduite dans fespace de 48 heures a été trouvée égale à o°'",oi, c'est-à-dire, moitié de ce qu'elle était dans l'expérience précédente.

On a soumis le même fil et les mêmes solutions à l'action d'un courant faisant équilibre à 0^^,003 pendant

Page 1