CHAPITRE PREMIER
12 heures ; on a obtenu o"'-,ooi 5. Or, si Ton compare les quantités de cuivre réduites dans les deux expériences , on les trouve exactement proportionnelles aux intensités du courant. Diverses expériences du même genre ont été faites sur des solutions d'argent, en variant la densité de ces solutions et l'intensité du courant. On voit donc que lorsque la source reste constante, si l'on diminue l'intensité dri courant, en introduisant dans le circuit des fils métalliques d'une certaine longueur, les quantités de métal réduit sontexactement proportionnelles aux intensités du courant.
Ces lésidtats sont parfaitement d'accord avec ceux qui ont été découverts par M. Faraday. Il y a cette différence entre les résultats du physicien anglais et ceux que nous rapportons ici, c'est qu'il fait abstraction de l'intensité absolue du courant , tandis que nous en tenons compte. Nous introduirons donc, dans les expériences, un élément nouveau qui peut avoir de l'importance.
1260. Nous avons cherché avec la balance éloctro-magnéticjuc, lorsque l'on soumettait à l'action d'un même courant, d'une intensité connue, des dissolutions de différents métaux, dans quel rapport se trouvaient les quantités de métal réduit. Nous avons introduit dans le circuit trois dissolutions, l'une de cuivre, l'autre d'argent et la troisiènîe de zinc. Ces dissolutions se trouvaient dans des tubes en U, et chacune d'elles était en contact , du coté positif,'avec une lame de j)latine, et du côté négatif avec une lame du métal cpii se trouvait dans la dissolution. Le tout était soumis h l'action d'un appareil composé de deux couples préparés comme il a été dit cidessus. Yoici les résultats que nous avons obtenus :
L'intensité du courant faisait équilibre à un poids de o,°'oo5.
Après 9.4 heures d'expérience, l'argent ])récipité pesait o,^''-o3o5 ; le poids du cuivre précipité o,^''oo9o; le poids du zinc précipité o,s'oo9i2.0r, si l'on cherche le rapport des trois quantités de métal précipité, on trouve qu'elles sont proportionnelles aux poids atomiques de l'ar-
a3o coNsinÉR. sur lfs rapp. oui lifnt les aff., etc.
gent, (lu ciiivie et du zinc, piiisfuie que si l'on considèi'e les deux pteinières, on a 3o5 : ()() .: 108 poids atouii(|ue de l'urgent : 3 1 ,8, au lieu de 3 1,6 poids aloniicpu' du cuivre. De inênie 3o5o :()i u :: 108 : 3v>.,3,:ui lieu de 3->.,5 trouvé par M. Faraday. On voit donc (|ue l'appareil à courant constant, composé seuletnent de d^-iix. couples, avec la balaïux' électro-niagiiéti(|ue, a |)ermis de vérifier la loi relative à la nature définie de la décornpositiofi électro-chiini((ue, en tenant conipte de l'intensité de la force qui a produit la décomposition.