‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 125 sur 176 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DE L'IXFLUEXCE PAR IXDUCTION D'UN COURAIT ÉLECTRIQUE SIR U I-MÈ3IE, ET DE 1,'ACTIO^ IN» DtCTlVE DES COURANTS EX GÉNÉRAL,

laGr. Oiy sait que lorsque l'on réunit les deux pôles d'une pile, coniposée d'un petit nombre d'éléments, avec un conducteur métallique de peu de longueur, on n'obtient qu'une faible étincelle à l'instant où l'on rompt le circuit. On n'éprouve également qu'une légère secousse si le corps fait paitie du circuit, (^cs deux effets s'affaiblissent encore si le conducteur s'allonge et reste développé. Il n'en est plus de même lorsque ce fil est enroulé en bélice à sjiires serrées, cbaque spire étant séparée l'une de l'autre avec de la soie. Dans ce cas, l'étuicelle est plus intense et plus prolongée, et la secousse devient plus forte. L'action est encore augmentée quand on introduit dans l'iiélice un barreau de fer doux.

Les effets observés dans cette circonstance paraissent avoir été aperçus pour la première fois par M. le professeur Heni-y, de Pliiladelpbie, puisqu'il en est fait mention dans le Journal des Sciences américain, pour juillet i832 , tandis qu'il n'est rapporté dans le Journal des Sciences de Londres et d'Edimbourg que pour 18H4.

M. Jenkins s'en est occupé ensuite, puis M. Faraday les a étudiés d'une manière approfondie.

Voici comment M. le professeur Henry a décrit le fait qu'il paraît avoir observé le premier :

aSa INFL. PAR INDDCT. d'un COUR. ÉLEC.SUR, ETC.

«Quand on excite modérément une petite batterie « par une solution acide, et qu'on unit ses pôles terminés « par des coupes île mercure au moyen d'un fil de cuivre « n'ayant pas plus d'un pied de long, on n'aperçoit pas « d'étincelle en établissant ou en interrompant le con- « tact ; mais si l'on se sert d'un fil de 3o ou 4^ pieds de « long au lieu cVun fil court, quoicju'il n'y ait pas d'étin- « celle j)erceplil)le (piand on fait la i-éunion, cependant si « l'on rompt le contact en enlevant une des extrémités « du fil liors de la coupe de mercure, il se produit une « vive étincelle.

« Si l'action de la batterie est très-intense, avec un « fil court on obtiendra une étincelle; dans ce cas il suffit n seulement d'alfendi-e quelcpies minutes jusqu'à ce (|ue « l'action paitielle s'arrête ou qu'il n'y ait plus d'étin- « celles; si l'on sidistitue alors le fil long, on obtiendra « de nouveau une étincelle. I/e(fet païaît quelque peu «augmenté si l'on enroule le fil autour d'une hélice; il « paraît aussi dépendre, juscju'à un certain degré, de la « longueur et de l'épaisseur du fil. Je ne peux rendre <c compte de C(>s phénomènes ([n'en supposant ({ue le long «fil se charge (félecti-icité (jui, j)ar sa réaction sur « elle-même, projette une étincelle à la rupture du con- « tact (i ). »

l'iGi. M. Faraday a fait usage, pour analyser ces effets qui n'avaient été (|u'apei'eL[s , d'un couple voltaïque conqiosé d'imcvlindrc dezinc, placé entre les deux pai'ties d'un double cylindre de cuivre, séparé du premier au moveu de morceaux de lii'ge. Deux coupes , remplies de mercure, servaient à établir la conununication (Mitre les deux eylindies de cuivre et de zinc. Il a préparé des conducteurs composés de fils métallicjues longs ou courts, d'hélicesde plusieiu's espèces et d'aimants électromagnétifpies.

La première hélice I qu'il a employée était formée

(i) Journal de SilUmau, vol. xxii, p. 408-

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