‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 126 sur 176 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

d'un tube de carton, autour duquel étaient enroule's quatre fils de cuivre de ~ de pouce anglais de diamètre, et de 48 à 49 pieds de longueur. Chaque spire était séparée l'une de l'autre avec un morceau d'étoffe isolante. La première et la troisième, réunies, formaient nu circuit de 96 pieds; la deuxième et la quatrième, un autre circuit de 94 pieds, 5.

La seconde hélice II était construite également sur un cylindre de carton, avec deux fils, de cuivre de même diamèti'e que le précédent et d'une longueur de 46 pieds.

Enfin la troisième III était préparé aveec un fil de cuivre de j de pouce de diamètre et de '76 pieds de long.

L'aimant électrique destiné à produlie les phénomènes d'induction consistait en une barre cylindrique de fer doux, de aS pouces de long et de i pouce | de diamètre, recourbée en anneau, de manière que les deux extrémités se touchaient presque; autour de tliacune d'elles étaient enroulés trois gros fils de cuivre recouverts; au besoin, les extrémités semblables étaient réunies ensemble pour former un seul fil ayant trois fois l'épaisseur du fil simple.

Voyons actuellement les effets généraux et particuliers que l'on obtient quand on complète la communication entre les deux éléments de rap|)areil voltaïque avec lui des conducteurs précédents, d'abord avec l'aimant électrique : on obtient dans ce cas des étincelles longues et brillantes, à l'instant seulement où l'on interrompt la communication.

La première hélice ou la troisième donne également l'étincelle, lors de l'interruption. Pour obtenir un choc, faible h la vérité, M. Faraday a été forcé de réunir ensemble les extrémités semblables des hélices première et deuxième, afin d'avoir une hélice de même longueur, doidDle en épaisseur. Le pouvoir de produire l'étincelle et la commotion existe donc dans une hélice simple comme dans l'aimant, ([uoiqu'à un degré moindre. Pour montrer la supériorité de l'hélice sur les autres

a3/( INFL. PAR INDITCT. d'uN COUR. ÉLEC. SUR, FTC.

modes de conimimicalion , M. Fatadav a pris un fd de cuivre de 61 pieds de long; l'ayant reeouibépar le milieu, l'une ties nr;itiés fut enroulée en hélice et l'aulie resta droite; puis il ( inpiova eliaeune de ces moitiés comme fil de communication : l'hélice donna les plus toites étincelles.

Un (Il court, de 1 à 3 pouces, no donna rien de semblable; à peine relincelli! lut-elle visible à la disjonction.

En prenant un 01 de cuivre de ii/J pieds de long et de 7^ de pouce de diamètre, JNI. Faraday a obtenu une brillante étincelle h la rupture du circuit, quand il croisait le fil de manière rpic les deux bouts se trouvassent en contact près de leurs extrémités; la température s'élevait alors beaucoup, tandis f|ue l'étincelle à la rupture du contact était à peine sensible.

La force additionnelle (pie reçoivent les circuits provient évidennnent d'une pi'opriété du courant, soit permanente, soit momentanée, que possède le fil même, puis(juc M. Faraday s'est assuré qu'aucun changement ne survient dans la quantité ou l'intensité du courant dans le cours de l'expérience, autre ([ue la perle qu'il doit épi'ouver en traversant un fd long ou un fil court.

Au reste, l'i^xpérieiice suivante prouve que, quel (jue soit le mode tre\|)érimentation, le courant permanent perd en force dans la proportion que les effets s'exaltent, (piand on interrompt le contact. Si l'on soude un fil fin de j)latine de 1 là 2 pouces de long au long fil de communication et un fil semlilabK^ tie jdatine aux deux exlrémilés du fi! court, on li'0uve,en établissant et interrompant la conununiration ave(^ le platine et le merciire c\v Tune des diMix. coupes, (pfavec le (il coui't le platine est enflammé par le courant , pendant cpiil chemine, en rais(Mi de la (piantilé d'électricité fournie; tandis que l'étincelle à la rupture du contact est .à j)eine visible. Avec le fil long, qui diminue la vitesse du {courant, la température ne change pas sensiblement tant que circule le courant, et l'on n'obtient une étincelle bril-

Page 1