‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 127 sur 176 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

lante qu'à l'instant de l'intonuptioii. Il résulte (\e. là que la (liniiniilion dans rt'lincelle et le choc, ayant lieu avec le courant le plus éiicrgicjue et l'auguKMilation avec le courant le plus failde, rétincelle et le choc, au moment do la disjonction , ne doivent pas être considérés comme des indications directes de l'inlensilé ou de la quantité de réiectricité mise en mouvement.

126^. Les faits que nous venons do mentionner tendent hien à prouver que l'étincelle hrillante que l'on ohtient avec l'aj)pareil voltaïque, et la commotion que l'on ress(Mit dans les hras, lorsqu'on emploie le long fil pour opérer la décharge, proviennent de ce que le courant qui traverse ce {\\ est divisé on deux autres qui passent, l'un à travers le cor])s, l'autre à travers l'appareil, en vertu d'une action développée immédiatement dans le fil de communication, et (|ui serait telle qu'avec un fil meilleur conducteur, la totalité du douhle courant passerait par le pi-emier conducteur; voici conmient M. Faraday a prouvé l'existence de ce coui'ant secondaire: Soient (fig. 9) Z et C les pôles de l'appai-eil voltaïque; G et E les coupes remplies de mercure, avec lesquelles le contact est étahli; A et B les houts du long (Il D, disposé en hélice ou en aimant électricjue; N et P deux fils l'ecourhés , qui peuvent être mis en contact en jc , ou en relation avec un ap[)arcil décomposant. ^

L'expérience montre, comme nous l'avons déjà dit, qu'on éprouve une commotion par l'effet du courant qui traverse le fil ci'oisé, quel que soit l'état de D; quant à l'étincelle, elle se montre en .x de la manière suivante : supposons que D représente un aimant électrique, et que les extj'émités en x du fil croisé se joignent entre elles ou glissent l'une sur l'autre, pendant que le contact est rompu en G ou E. Lorsque la communication est étahlie en jc, on n'aperçoit à la solution de continuité, en G ou E, qu'une faihie étincelle, ou rien du tout. Si le rapprochement est suffisant en x pour la manifestation des effets, on aperçoit en ce point une brillante étincelle au moment de la disjonction, et

236 INFL. PAR IIVnUCT. d'ujV COUR. ÉLT.C. SUR, ETC.

aucune lueur eu G on E. Celle étiticelle indique évidemment le passage du courant secondaire à travers les fils croisés. Quand le courant ne passe pas en x, ce qui airive lor.s(jne les fils N et P ne se louelienl pas, Tétincelle s(î montre alors en G ou E, de sorU; (|ue le courant secondaire se fraye un chemin à travers Télectromoteur même. Les résultais sont les n)ênies si l'on substitue en D, à l'aimant électrique, une hélice ou un fil étendu.

Si l'on place un fil fin de platine en .r, et un aimant éleetrii|ue en 1), il ne se produit rien; mais aussitôt que l'on rompt le contact en G ou E, le fil fin est brûlé et fondu inslantanément. Cet effet est plus difficile à obtenir avec une lu'Iice ou un fil tendu.

ii6f\. On effeclue la décomposition chimique avec le courant j)assant dans le fil croisé, en j)laçant en D un aimant électricpie, et en x une bande de papier humectée d'une solution d'ioduie de potassium.

M. Faraday a tiouvé (jue le pouvoir conducteur du syslènu^ de communicalion ABD était suffisant pour transmettre tout le courant primitif, et qu'il n'y avait j)ar conséquent aucune action chimicjue en ûc tant que le contact était maintenu en G et en E, mais qu'aussitôt que le courant était rompu, il y avait instantanément décomposition en x. L'iode apparaissait sur le fil P, ce qui annonçait que le courant à travers les fils croisés, dès l'instant que le contact était interroiupu, cheminait dans une diiection inverse de celui qui jM'ovenait de rélectro-moteur.

Dans cette expérience, on aperce\ait une brillante étincelle à l'endroit de la disjonction, Uujuelle indicpiait (pi'il ny avait qu'une portion du courant secondaire qui passait en x, à cause du faible pouvoir conducteur de cette j)artie. On n'a obtenu que de très-faibles actions chimicjues avec les hélices simples et les fils non enroulés.

1265. Les expériences suivantes servent encoi-e à montrer les effets des courants secondaires : Un multiplica-

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