‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 82 sur 176 · CHAPITRE PREMIER. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. l

bal, situé très-près de la ligne équlnoxiale, lui adonné en outre de- la vapeur de soufre, et comme produits accidentels, de Tacide sulfureux et de l'azote; on voit, d'après cela, que l'acide hydro-chlorique, l'hydrogène et l'azote ne font pas partie des gaz qui se dégagent des volcans de l'équateur américain.

§ IV. Hypothèses imaginées pour expliquer les phénomènes géologiques.

I200. Voilà les faits les plus importants qui peuvent nous éclairer sur la nature des réactions chimiques violentes qui s'opèrent dans l'intérieur du globe. Arrivons actuellement aux hypothèses les plus admissibles qu'on a imaginées pour expliquer non-seulement toutes les actions chimie] ues qui ont eu lieu depuis que la terre est formée jusqu'à nos jours, mais encore les effets électriques qui en résultent et auxquels on attribue le magnétisme terrestre et d'autres phénomènes dont il sera parlé ci-après. La plupart de nos assertions seront conformes aux idées d'Ampère.

Herschel , pour expliquer la formation de notre globe, a admis que a matière dont tous les astres sont formés a été d'abord à l'état gazeux. Voici les observations qui lui ont servi à établir cette théorie : Les nébuleuses se montrent à nous sous divers aspects; les unes ne présentent qu'une lumière diffuse et homogène, les autres nous offrent, au milieu de cette même lumière, des points plus brillants qui semblent annoncer un rapprochement plus grand entre les parties et par suite des noyaux liquides ou solides. L'éclat de ces points augmente en intensité à mesure que la huuière diffuse s'affadilit. Ces apparences paraissent indicjuer les diverses phases qu'éprouvent les corps célestes dans leur formation. Chaque nébuleuse serait donc le germe d'un système de monde analogue à notre système planétaire.

1 20 I . Ampère, en partant de ces idées, suppose que

li)6 HYPOTH. 1MA.GIN. POUR F.XPL. LES PHÉN., ETC.

tous les corps qui ont concouru à la formation de notre système planétaire possédaient une température plus élevée que celle à la(|uelle celui de tous les corps qui est le moins volatil resterait à l'état liquide. Le refroidissement s'cffectuant peu à peu, par le rayonnement dans les espaces célestes, il sera arrivé un instant où il y aura eu un premier dépôt , formé d'une seule substance simple ou composée, attendu ([u'il serait difficile d'admettre que deu.v substances différentes se liquéfiassent précisément au même degré de température. Cette masse liquide, en raison de l'attraction mutuelle de ses parties, aiu'a pris la forme d'ini spliéroide aplati, si elle était soinnise à un mouvement de rotation sur elle-même. Le refr'oidissement continuant, une seconde substance gazeuse se sera liqué'fiée et aura formé un dépôt concenti"ique sur le premier noyau. Il se sera déposé ainsi diverses substances qui auront passé de l'état gazeux à l'état solide par suite de refroidissements successifs. IjCS parties centrales devaient toujours posséder une température supéi'ieure à celle des coucbes extéi'ienres.

Jusqu'ici nous avons négligé la réaction chimique que les diverses substances, qui passaient à l'état licjuide ou à l'état gazeux, pouvaient exercer les unes sur h^s autres. Voyons ce qui a dû alors arriver.

Lorscju'une seconde couche s'est déposée à l'état liquide ou à l'état solide, il a dû en résulter une action chimique, de nouvelles combinaisons solides et liquides, un dégagement de chaleur, des explosions et des déchirements, et même retour à l'état gazeux de quelquesuns des éléments contenus dans les couches déjà formées; puis soulèvement de la surface dans c|uelques parties; des couches inférieures qui étaient d'abord solidifiées, ont tlonc pu revenir à l'état liquide. Dans ce cas, le maximum d'élévation de température devait se trouver non au centre, mais au contact même des couches, dont les parties réagissaient les unes sur les autres.

On conçoit que les phénomènes que nous venons de décrire, sur la première couche qui se trouvait à l'état

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