‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 380 sur 397 · CHAPITRE II. 5î · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. 5î

donnent de degré en degré les valeurs des coefficients a, Z>, c, ri, b' , cr, etc. , et des angles auxiliaires A', B', C, correspondantes à la latitude, ou au complément de la latitude donnée. Dès lors le calcul s'achève avec assez de facilité, et M. Gauss a pu comparer, pour c)r lieux du globe, les résultats de la théorie avec les observations.

Dans un grand nombre de cas la différence entre le calcul et l'expérience est comparable aux erreurs d'observations; elle est même quelquefois inférieure à la différence qui existe entre les observations faites dans un même lieu par deux expérimentateurs exercés; de sorte que la théorie, que l'on parviendra sans doute à simplifier, est déjà une expression assez exacte des faits.

RECHERCHES TOUCHANT L'ORIGINE PRORARLE DES PHÉNOMÈNES MAGNETIQUES TERRESTRES.

On a fait jusqu'ici bien des hypothèses pour remonter à la cause du magnétisme terrestre. Gilbert est le premier qui ait supposé que la terre fût un aimant puissant dont l'axe coïncidât presque avec l'axe terrestre. D'après cette hypothèse, les deux pôles magnétiques seraient à peu de distance des pôles de la terre.

§ 1er. Opinion de M. Hansteen.

M. Hansteen a cherché à prouver, comme on l'a vu, qu'il devait y avoir un autre pôle magnétique dans les régions boréales, sans lequel on ne pouvait rendre compte de tous les phénomènes magnétiques observés. II faudrait donc supposer, dans cette hypothèse, qu'un second aimant traversât le globe dans la direction d'un diamètre dont le pôle coïnciderait avec le pôle magnétique de Sibérie.

D'après une hypothèse plus récente, dont il sera question ci-après, le magnétisme de la terre ne serait pas celui d'un aimant, mais bien celui d'une sphère de fer qui a reçu le magnétisme par induction.

Il existe une très-grande différence entre ces deux états magnétiques : dans les aimants ordinaires, les centres d'action ou pôles sont placés à peu de distance de leurs extrémités; mais dans des masses de fer creuses ou solides, régulières ou non, les centres d'action coïncident toujours avec le centre d'action de la surface de la masse.

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