‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 42 sur 397 · CHAPITRE vnr · texte numérisé non relu

CHAPITRE vnr

une aiguille dans un temps donné , est une mesure de la puissance du globe, dépendante de la constitution de l'aiguille. En comparant les valeurs obtenues en différents points de la terre, on a, par conséquent, les rapports d'intensité seulement. Or, les particules constitutives de l'acier et leur mode d'arrangement peuvent influer de deux manières sur les effets produits, d'abord en permettant aux aiguilles de prendra une puissance magnétique plus ou moins forte, ensuite en modifiant la distribution du magnétisme.

D'un autre côté, l'action exercée par la terre sur les deux fluides séparés de l'aiguille quand elle se trouve en debors du méridien magnétique, produit une force ou moment de rotation, qui est d'autant plus grand que l'aiguille est plus déviée de sa position d'équilibre ordinaire. Ce moment est égal au produit de la composante horizontale par le sinus de l'angle de déviation et la distance d'un des pôles magnétiques à l'axe. Cette valeur est donc à son maximum Lorsque l'aiguille se trouve à angle droit avec le méridien magnétique.

M. Gauss, dans ses calculs, considère toujours le moment maximum de rotation, qu'il exprime en chiffres au moyen d'un poids déterminé agissant sur un bras de levier d'une longueur également déterminée.

La mécanique nous donne un moyen d'établir le rapport qui existe entre le moment de rotation et la durée d'une oscillation; ce rapport est le résultat d'une force intermédiaire, appelée moment d'inertie , que l'on détermine par la forme et le poids de l'aiguille.

Le moment d'inertie étant connu, on en déduit dès lors le moment de rotation produit sur l'aiguille par l'influence du magnétisme terrestre.

Voici maintenant comment M. Gauss s'exprime à cet égard (i):

(i) Resultate ans den Bcobachtungcn des magnetiseken Vcreins, im Jahre i83G.

78 RÈGL. A SUIVRE POURTiRER PARTI DES OBSERVATIONS.

«Si l'on représente par C le moment d'inertie, après « l'avoir multiplié par -2, c'est-à-dire par q, 860,6, et divisé « par la double hauteur de chute pour l'unité de temps «choisie, on peut alors déduire de C et de la durée « d'oscillation?, observée dans l'aiguille ou dans le barreau «magnétique oscillant, le plus grand moment de rota- « tion que produit la terre, et la dynamique nous apprend « aussi que ce moment est:

«Du reste, il est très - possible de déterminer ce mo- « ment de rotation par des essais directs, sans avoir re- « cours aux observations de la durée d'une oscillation. « L'observatoire astronomique (Gœttingue) nous montre « un appareil construit , il y a peu de temps , exprès pour « ces sortes d'opérations. Le moment de rotation que le « magnétisme terrestre produit sur une aiguille réunissant »« certaines conditions, nous offre une nouvelle manière «de mesurer la force du magnétisme terrestre, ou, « pour mieux nous expliquer, une nouvelle forme de la «manière de mesurer précédemment suivie, et sur la- « quelle elle a l'avantage dt; pouvoir séparer aujourd'hui « une partie de l'individualité de l'aiguille; elle ne reste «encore dépendante de celte individualité qu'autant « qu'un magnétisme plus ou moins fort sera développé « dans l'instrument; et aussitôt que nous serons parve- « nus à ramener ce magnétisme à une mesure absolue, « en quoi les particularités de son porteur seront sans « effet, la puissance du magnétisme terrestre sera rameci née d'elle-même à des mesures absolues; car il ne fau- « dra que diviser alors le chiffre qui exprimera le mouce veinent de rotation par celui qui mesurera le magnétisme «de l'aiguille. En effet, il est d'abord pris pour base « comme unité de la mesure du magnétisme terrestre, « une force telle qu'elle puisse l'égaler, et dont l'action « sur une unité du magnétisme de l'aiguille consiste dans

Page 1