BOUTEILLE DE LEYDE ET BATTERIES ÉLEC
bles charges , on n'éprouve le choc que dans l'avantbras ; avec (les charges plus fortes, il se fait sentir an coude; si on les augmente encore, une vive donlt'iu" se fait sentir tians la poitrine. Nous reviendrons sur ces effets dans les applications de rélectricité à la physiologie.
142. Si l'on veut se procurer des décharges considérables , on réunit ensemble plusieurs bouteilles d'une dimension plus ou moins grande , en faisant communiquer ensemble les intérieurs avec des tiges de métal t, t\ t!' ( fig. 54), et les garnitures extérieures avec une lame d'étain qui revêt le fond de la caisse 01.1 sont placées toutes les bouteilles. Ces appareils, qu'on appelle batteries électriques, se chargent comme la bouteille de Leyde ordinaire, c'est-à-dire (|ue l'on met en communicalion l'une des tiges de métal avec la machine électrique, et la surface extérieure avec le sol : pour juger de la charge de la batterie, on adapte un petit électromètre à pendule au conducèeia- de la machine électrique. Au commencement de l'e.vpérience le pendule est eu repos, parce que toute l'électiicité qui arrive est dissimulée aussitôt par l'effel: de la batterie mais peu à peu il s'élève , et l'on juge des diverses charges , et par conséquent des divers degrés de tension de l'intérieur des batteries, par l'angle d'écart. On a observé que , pour une épaisseur de verre constante , la force de la batterie croît proportionnellement à l'étendue de la surface : ainsi vingt pieds carrés condensent vingt fois plus d'électricité qu'un seul. La décharge d'une batterie de cette force agit avec une telle énergie sur l'économie animale, qu'il est nécessaire de prendre des précautions dans son emploi.
Nous avons dit que plus une batterie contenait de surface de verre armée, plus on pouvait accumuler d'électricité ; il est évident qu'il faut aussi plus de temps pour la charger avec la môme machine électrique.