‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 146 sur 335 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

Q./\2 DF. l'ÉLEC. de TENSION DE LA PILE, ETC.

constatée aujourd'hui , que l'on ne peut élever le moindre doute sur son exactitude, il est donc nécessaire de le prendre en considéralion dans la tliéorie de la pile.

On savait depuis long -temps qu'une pile," charge avec une dissolution saline, ne fonctionne pas dan un milieu privé d'oxigène (i). Cette observation indiquait déjà que l'action chimique était une des causes déterminantes du dégagement de l'électricité dans la pile.

Peu de temps a|)rès , Aldini consignait, dans son Essai sur le galvanisme (-i), le passage suivant, en comparant les phénomènes électriques à ceux du galvanisme: « Il semble que les uns dépendent , en général , de l'action de causes piu'ement physiques, tandis que, pour exciter les autres, il a fallu jusqu'à présent employer le pouvoir des agents chimiques. En effet, comme par de petites variations faites à la surface du corps, ou par la différente manière dont ils sont excités au moyen de forces purement mécaniques, l'on change le genre d'électricité ([ui leur est propre; ainsi, par une altération chimique, on change aisément les pôles du galvanisme.» Il rapporte ensuite avoir vu chez Davy ce changement opéié au moyen d'une dissolution de sulfure de potasse versée dans un appareil composé de cuivre et de fer. Ee cuivre étant plus attaqué ([ue le fer, devenait l'élément positif

Il est donc prouvé par là que, peu de temps après la découverte de la pile, on avait observé que l'action chimique du liquide siu- cluupie métal modifie tellement les effets de tension, que l'on [pouvait renverser les pôles à volonté, en changeant convenablement le liquide. On attribuait alors cette inversion des pôles à l'action électro-motrice exercée par le zinc ou le cuivre sur le produit formé qui adhérait à l'une des deux surfaces; mais comme on obtenait le même résultat quand la combinaison se dissolvait aussitôt qu'elle était formée, on

(i) Vol. r^

(2) Vol. I", p. 77.

Page 1