CHAPITRE VI
c]es deux lluides électriques qui ne cessent que lorsqu'il n'y a plus d'action chimique. Cette explication est lîurenient et simplement l'expression des faits.
On peut se demander, à la vérité , pourquoi le fluide positif est-il projeté d'un côté, et le fluide négatif de î'autie, avec une force telle, que la reconiposition ne s'opère pas immédiatement sur la sinface même de contact ; il faut donc qu'il y ait sur cette surface une cause qui les éloigne pendant un instant très-court: nul doute que cela ne soit ainsi ; mais nous touchons à une question que nous ne pouvons traiter ici, c'est celle qui est relative à la nature électrique des atomes; ainsi, arrêtons-nous.
Dislribiitionderélectricilédans Distribution de réiectricitédans une pilcformée de quatre élé- une pile formée de quatre éléments, dont l'un communique ments, dont l'un connnunique au sol par la face cuivre. au sol par la face cuivre.
Tlicoi'ie du contact. Théorie clcclro-chiinique.
i" cuivre o o
1*' zinc +1 o
Drap mouillé.
'^'"^ cuivre -+- i o
2'"^ zinc -+-'2 o
Drap mouillé.
3'"" cuivre +2 ; .. o
3'"" zinc -h3 -+-2
Drap mouillé.
4'"" cuivre H- 3 +2
4'"'= zinc +4 +4
Dans l'une et l'autre théorie, la tension du zinc extrême est la même; mais il y a ensuite une grande différence dans celles des autres disques.
En faisant communiquer la face zinc avec le sol, on a le même arrangement, au signe près.
25o DE l'ÉLEC. de tension DE LA PILE, ETC.
Si Ion isole les tleux poh's, on a les résultats suivants :
Théorie du conlacl. Théorie électro-chimique.
I*" cuivre — i — '
i"' zinc — 1 — :
Drap mouillé.
2"'* cuivre — i
2'"° zinc o .
Drap mouillé.
3'"* cuivre o
3'"'' zinc +1
Drap mouillé.
4'"* cuivre + i
4'"" zinc -h 2
Ici les tensions ne sont plus les mêmes; car celles cjui sont données par la théorie électro-chimique sont précisément douhlcs des tensions que la théorie du contact assigne à cluKjue disque; de plus, les premières sont les mêmes sur la face zinc, que la pile communique ou non avec le sol par la face cuivre; or, l'expérience montre le contraire, j)uis(jue l'on a reconnu (jue lit tension est plus forte quand \\\\\ des pôles communique avec la terre que lors(|ue la ])ile est isolée. Comment accorder la théorie avec rexpérience ? Rien n'est plus facile, si l'on tient compte des recompositions qui ont lieu , à chaque instant, dès que l'action chimique a cessé.
Dans le premier cas, lorscpie la lace cuivre communique au sol, la partie supérieure de la pile ne possède que l'électricité positive; par const-quent l'électroscope doit accuser la tension i-elalive à celte pailie. Dans le second cas, il n'en est plus de même, attendu que l'électroscope reçoit indistinctement, et l'électricité positive de la partie supérieure, et l'électricité négative de la partie inférieure, laquelle neutralise la pi-emière si la conductibilité électrique est suffisante. La tension devrait donc être nulle, si les liquides intermédiaires étaient