‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 176 sur 335 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Ayant aimanté un fil d'acier de i[\ pouces de long et d'une ligne et demie de diamètre, il le suspendit horizontalement dans la balance , et chercha d'abord la force en vertu de laquelle la terre le ramenait dans le méridien. Il trouva qu'en tordant le fil de suspension de deux circonférences moins 10 degrés , l'aiguille s'arrêtait à 10 degrés du méridien magnétique, de sorte que pour les angles de 10 à i[\ degrés , dont les sinus sont à peu près proportionnels aux arcs, il fallait, pour éloigner l'aiguille d'un degré de son méridien magnétique, une force de torsion à peu près égale à 35 degrés. Il plaça ensuite verticalement dans le méridien magnétique un autre fil aimanté, ayant les mêmes dimensions, à 1 1 pouces a lignes du centre de suspension de la première aiguille, de manière que l'extrémité boréale de ce fil se trouvât à environ i pouce au-dessous du niveau de l'extrémité boréale de l'aiguille suspendue. L'aiguille horizontale fut chassée du méridien magnétique , et ne s'arrêta que lorsque la force de répulsion des pôles opposés fut en équilibre avec la force directrice du globe. Ayant tordu le fil de suspension, il obtint les résultats suivants :

i*^'^ Essai. L'aiguille horizontale ayant été chassée, s'est arrêtée à 24 degrés du méridien magnétique, sans qu'on tordît le fil.

2^ Essai. Pour ramener l'aiguille à l'y degrés, il tordit le fil de suspension de 3 circonférences.

3^ Essai. Pour la ramener à 12 degrés, il fut obligé de tordre de 8 circonférences; or, lorsque l'aiguille était sollicitée seulement par l'action du magnétisme terrestre , elle était maintenue à 20 degrés de son méridien par une force de torsion égale à 2 circonférences moins 20 degrés. Ainsi , dans le cas où l'aiguille formait un cingle de 20 degrés avec son méridien , la force qui la sollicitait était de "700 degrés. Mais comme dans le premier essai elle s'est arrêtée à 24 degrés , elle y a été ramenée par une force de 849 degrés ; en outre la répulsion des aiguilles avait tordu le fil de suspension de 24 II. 19

290 LOIS DES ATTRA.CT. ET RÉPUL. MAGNÉT.

degrés, il en résulte que la répulsion totale était de 864". En raisonnant tic nienie, il trouva (|ue, dans le second essai , l'action dos deux pôles de l'aiguille était mesurée par iGgs, et dans le troisième essai par 33 12 degrés. Ainsi, pour les distances 2/1, 17 et 12, les forces répulsives correspondantes étaient comme 864, 1692, 33 I 2 , ou bien conuue les nombres ',7, J, c'est-à-dire en raison inverse du carré des distances; il est donc bien démontré ((ue les atlractions et répulsions magnétiques suivent la loi qui régit les attractions planétaires.

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