‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 30 sur 335 · CHAPITRE in. 4l · texte numérisé non relu

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de la chaleur, les deux électricités se séparent là où ces corps sont placés. On en a un exemple dans le fer. Lorsque l'on fixe les deux bouts d'un fil de fer aux extrémités d'un multiplicateur, et que l'on fait rougir pendant qucKjues instants une petite portion du fil de fer loin des soudures, afin que celles - ci ne puissent pas réagir, il se produit presque toujours un courant, en chauffant à droite ou à gauche de la portion dont la température a été portée au rouge. Pour expliquer ce fait, il faut admettre que la portion du métal (|ui est recuite est la cause de la séparation des deux électricités.

19. Quelle que soit l'idéequ'on ait conçue du principe électrique naturel, on ne peut douter qu'il n'existe dans tous les coi'ps , et qu'il ne soit mis en mouvement par difft'renfes causes. Comme il est formé de la réunion des deux électricités, si, en cheminant dans les corps, il rencontre un obstacle qui puisse être franchi plus facilement j)ar l'une des deux électricités que par l'autre, il y a aussitôt rupture dans leur équilibre : elles se séparent pour se recombiner dans la portion qui leur présente moins de difficultés. C'est probablement là une des causes de la production des courants îliermo-électriques.

Pour que l'on puisse mieux apprécier les causes qui influent sur la production des phénomènes thermo-électriques , je vais exposer les courants qui ont lieu dans les corps homogènes, quand toutes les parties n'ont pas la même température.

M. Seebeck, qui a découvert cette classe de phénomènes, a observé cjue, dans un anneau circulaire, de bismuth ou d'antimoine, si l'on refroidit uîie moitié, tandis que l'on élève la température de l'autre, il se produit aussitôt un courant électrique. Ce phénomène a été l'objet de recherches étendues de la part du docteurYelin (i), de MM. Cumming , Sturgeon et autres (2). Ce dernier

(i) Munich., 29 avril iSaS, 12 p. in-4". (a) Philos. Magaz., juillet 1 83 1.

l\1 INFL. DE LA CHAL. SUR I.E DÉGAG. DE l'kLEC.

pliysicicn l'a ana'.yst' avec des détails convenables. Voici (|iu'l(|ues uns des effets (|iril a observés.

Dans un rectangle abcd (fig. 27), formé de quatre barreaux de bisinutli, de o,3 de pouce anglais de largeur et de 3,'2 pouces de longueur, si l'on élèvt; la température de différentes parties avec la pointe de la flannne d'iuie lampe à alcool, et que l'on place au-dessus du rectangle une aiguille aimantée délicatement sus[)endue ;

Quand on cbauffe le point «, le courant va de b en a.

En cbauffant à peu de distance de b^ M. Sturgeon a trouvé, après (]uelques essais, w\\ point qui ne donnait aucun courant, et dont la distance à b était située à un peu plus de \ pouce de b. En chauffant le demi-pouce le plus voisin de l'angle, le courant allait de b eu a, et • dans une direction t)pposée lors([u'on portait le foyer de chaleur de l'autre côlé.

Sur le côté cd^ il n'existait (ju'uu seul point neutre placé à égale tlistauce des angles c et d.

Dans \\\\ second cadre ( fig. 28 ) de même longueur que le précédent, et d'une largeur d'environ 1,76, chaque angle était un point neutre, et il s'en trouvait encore un au milieu de chac|ue grand côté.

M. Sturgeon attribue la présence de ces poitits neutres à ([uel([ues modifications particulières produites pendant le coulage des barreaux : il a r(>mar([ué (jue l'intetisité de cba(|ue courant variait en laison du point ' chauffé , et dépendait en grande partie de la structure du barreau.

Jlu soumettant à rex[)érience des anneaux circulaires de bismuth, dont le diamètre extérieur était de 4 pouces et celui de l'intérieur de 3,5 pouces, et élevant la température de divers points, il a découvert des points actifs et des points neutres (p.ii, étant chaufiés, ne dérangeaient pas l'équilibre des forces électriques. Il a observe dans l'anneau circulaire, comme dans les circuits d'une

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