SUBSTANCES PRESSÉES
La Cli.iux suU'alcc.
Le Liège.
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Soient i, i\ i", i"\ les intensités électriques du spath d'Islande, de la baryte sulfatée, du quartz hyalin, et de la chaux sulfatée, ou aura pour la même pression i : i' : i" : {'" :: 6 : l\,'2 : 3,9 : r,»). On voit que la puissance électrique, dans la chaux sulfatée, est envirou trois fois moindre que dans le spath d'Islande, c'est-à-dire que ces deux substances, sous la même pression d'un disque de liège, emportent chacune un excès d'électricité positive, qui est trois fois plus fort dans le spath d'Islande que dans l'autre.
6 1 . Ces expériences montrent que l'intensité électrique pour des pressions, depuis un kilogramme jusqu'à dix kilogrammes, est proportionnelle à la pression, c'est-àdire que, pour une pression double, l'intensité électrique est double. Dans ces expériences, la vitesse de séparation donne le maximum d'intensité électrique.
no DÉCAG. DE l'ÉLEC. PAR PRESSIOÎV.
Cette loi s'éterul-elle à des pressions plus fortes? Il est clifticile de répondre à cette cjnestion; car l'appareil dont on a fait usage ne permet que d'employer des pressions peu considérables : cependant , si le dégagement d'électricilé est dû, comme il est probable, au rapprochement des molécules, on conçoit (pie l'effet devra cesser de croître quand elles auront atteint un certain degré de compression; car il arrive un point où elles ne se comprimeront plus que très-difficilement.
On serait peut-être porté à croire que la chaleur dégagée dans la pression est la cause du dégagement de l'électricité; l'expérience suivante prouvera le contraire, en même temps qu'elle montrera l'influence du rapprochement des molécules, poiu" augmenter le dégagen)ent de l'électricilé, (piand on vient à separei- les corps. L'appareil décrit ci-dessus va encore nous servir : deux corps se trouvant sous faction d'une certaine pression, si Ion vient à diminuer celle-ci de moitié, l'effet de la pression perdue subsiste pendant un temps, dont la durée dépend du degré de conduelibililé ; de sorte que, si l'on retire immédiatement ces corps de la compression, chacun d'eux emporte avec lui un excès d'électricité contraire, plus graiitl (pie celui (pii est dû à la pression restante. Maintenant, au lieu de séparer les corps, lorsque la pression a été diminuée, on rend celle qui a été enlevée, et l'on répète plusieurs fois ce mode d'action. Une lame de spath d'Islande et un disque très-mince de liège ont doinié les résultats suivants : ces deux corps étant d'abord sous la pression de l\ kilogrannnes , on a réduit celle-ci à moitié, sans déranger le contact, et une minute après on les a séparés. La tension électrique de cluu|ue disque était reptésentée par 170; si la séparation eût eu lieu pendant la pression de Zj kilog. , la tension aurait été de aSo, et pendant la pression de 2 kilog., de ia5, moitié delà précédente. On voit donc que, dans le premier cas, l'effet produit par la pression qui a été perdue subsiste encore en partie. Au lieu de séparer les corps, quand on a réduit la pression de 4 à 2,