‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 84 sur 335 · EFF. ÉLEC. DANS LE CONT. DES COUPS COND · texte numérisé non relu

EFF. ÉLEC. DANS LE CONT. DES COUPS COND

conclu que son appareil était conducteur de l'électricité d'un bout à l'autre; que l'électricité dégagée ne provenait que de celle dis lames (|ui avait éprouvé une action chimique par l'effet de l'Inunidité dont elle avait été recouverte; cnlin, que l'effet ne pouvait être attribué au contact. Les défenseurs du contact et les partisans de l'oiigine chimique diront que, dans le premier cas, la tension électrique pouvait être la même aux deux bouts, tJiudis que, dans le second, elle était plus considérable d'uu côté (jue de l'autre en raison de Tac tion chimique. M. Pfaff, qui depuis la découverte de Yolta n'a cessé de défendre la doctrine du contact, a cherché, depuis les recherches de ]M. Dclarive, à ajouter de nouvelles preuves à celles qu'il avait données précédemment (i). Il prit un condensateur composé d'un disque de zinc et tl'un disque de laiton, enduits tous les tleux d'une coucIk; mince de vernis do sncciu, et dont l'un était vissé sur l'électroscope à feuilles d'or. En établissant un contact métallique entre les deux disques, il trouva, après leur séparation, que celui de zinc était chargé d'électricité positive, et celui de cuivre d'électricité négative, il observa que le résultat était encore de même en opérant dai»s le vide, dans l'air bien desséché, dans l'azote, dans rhvdroo;ène et d'autres aaz* qui ne peuvent exercer aucune action chimi([ue sur le zinc: il en lira dès lors la conséquence que l'effet électrique ne pouvait être attribué qu'au contact des deux métaux.

83. M. Delà rive a combattu les conséquences que M. Pfaff a tirées de ses expériences. Il observe d'abord qu'en se servant d'un condensateur conqjosé de deux disques hétérogènes, il peut arriver que l'électricité développée soit due à la pression des deux plateaux sur la couche mince de vernis qui les s('pare. Nous ne concevons pas un effet de ce geine, cpiand le vernis a été appli(|ué à chaud et adhère fortement au métal. Il se demande ensuite

(i) Annal, de Ch. et do Phys., t. xlvi, p. 286.

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