‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 105 sur 208 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

plutonniens; mais aujourd'hui il est généralement reconnu qu’a l’époque où elles ont été formées, la température du globe était tellement élevée, que la chaleur a du agir seule. Ainsi donc le feu a exercé toute son action dans les premiers temps , lorsque l’enveloppe solide avait encore peu d’épaisseur et possédait une température considérable ; et l’eau, quand cette température a été suffisamment abaissée pour qu’elle pût se maintenir à la surface du globe à l’état liquide. Quelques granités et des gneiss ne sont peut-être que des agglomérats dont les parties constituantes ont été d’abord fondues, puis réunies ensuite par l’eau. A cette première époque, les corps organisés n’avaient pas encore paru sur le globe, la nature inorganique y régnait seule.

§ III. Des phénomènes volcaniques.

,i98. Il n’a été question encore que de faits bien constatés, sur lesquels tous les géologues sont d’accord; continuons à suivre la même marche avant de présenter des conjectures. Parlons des phénomènes volcaniques qui viennent nous révéler ce qui se passe dans l’intérieur de la terre.

En reconnaissant une origine ignée à la terre, nous admettons que la chaleur a dû exercer une grande influence sur les phénomènes qui se sont passés dans les premiers âges du monde. Les éruptions volcaniques, qui étaient alors très-fréquentes, soulevaient les montagnes et bouleversaient la surface terrestre; aujourd’hui, la croûte ayant acquis une certaine épaisseur, oppose une grande résistance à l’action des feux souterrains qui ne nous donnent plus qu’une faible idée de leur puissante énergie dans les premiers temps. Nous allons maintenant exposer leurs effets actuels, afin de pouvoir remonter à ce qui se passait alors.

Un bruit souterrain , semblable à celui du canon ou à un fracas de voiture roulant sur le pavé, des tremblements de terre, et assez fréquemment des changements

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