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M. Fox fait observer que si l’on considère les rapports électriques des différents minerais métallifères sous un point de vue géologique , on voit que presque tous ceux qui sont associés ordinairement dans les mêmes filons s’accordent sous ce rapport que leur action voltaïque réciproque est généralement très-petite. Il en infère de laque, s’il en était autrement, les apparences de décomposition dans la même localité seraient beaucoup plus marquées et plus générales qu’elles ne le sont. Il fait observer aussi que lorsque des pyrites de cuivre et du cuivre vitreux forment une combinaison voltaïque avec de l’eau pure ou de feau de source , les effets électro-magnétiques sont considérables. Nous nous bornons à faire remarquer que M. Fox paraît ignorer que les effets électro-chimiques, produits dans le contact de deux corps solides et d’un liquide, dépendent uniquement des
relations chimiques de leurs parties constituantes et doivent varier fréquemment.
12 12. Arrivons maintenant aux recherches du même physicien sur les propriétés électro-magnétiques des veines métallifères de Cornouailles, dont il s’occupe depuis six ans.
L’appareil dont il a fait usage pour étudier ces propriétés, se compose de petites plaques de cuivre fixées au moyen de clous de fer sur les parties des veines soumises à l’expérience ou pressées fortement par des étais de bois et mises en communication avec les deux extrémités du fil d’un multiplicateur à fil court et à aiguilles non compensées.
M. Fox dit avoir reconnu avec cet appareil les effets suivants : L’intensité du courant varie suivant les localités; tantôt la déviation de l’aiguille aimantée est faible, tantôt elle est très-considérable ; en général, elle est d'autant plus grande que la veine renferme une plus grande quantité de cuivre, et peut-être même en raison de la profondeur des stations. Il ajoute que l’action est nulle ou à peine sensible, selon qu’il y a absence ou peu de substances métalliques. Lorsqu’il n’existe qu’une distance de quelques brasses entre les plaques , dans une direction horizontale, et qu’il se trouve entre elles une grande quantité de cuivre, non interrompue par des substances non conductrices, il n’y a aucune action; mais s’il se trouve par hasard dans la veine du quartz ou de l’argile, l’action est ordinairement bien marquée.
Quand les deux plaques sont placées à diverses profondeurs dans la même veine ou dans des veines différentes, l’action électrique est en général très-marquée; les courants sont dirigés tantôt dans un sens, tantôt dans un autre. En comparant des veines parallèles, il a cru remarquer que l’électricité positive se dirige du nord au sud, quoiqu’il ait observé le contraire dans quelques cas. Dans des veines dirigées vers le nord, l’est est ordinairement positif et l’ouest négatif. Il a trouvé, en comparant l’état relatif des veines à différentes profondeurs, que les stations inférieures paraissent négatives