DIRECTION É
du courant électrique et nombre des observations.
Est et Ouest
Est à l’Ouest 18
Idem.
Ouest a l’Est r fi
Idem
. . . Sud
Est h l’Ouest I
Idem
„ . „ Tdpm
Ouest à FTCst
Nord-Ouest et Sud-Est. .
Idem
. . . Sud-Ouest . "
Nord-Ouest et Sud-Est. I
Sud-Est à Nord-Ouest. 8
Nord au Sud 1
. . . Idem
Nord et Sud
. . . Est
Idem
. . . Idem
Sud au Nord 3
S Idem
. . . Ouest
Nord au Sud I
Dans les expériences où Ton a mis en communication des parties métallifères a différentes profondeurs, les courants ont été dirigés treize fois de bas en haut et trente-cinq de haut en has.
Dans trente-six expériences, le courant a été dirigé vers le granité; dans vingt et une la direction a été dans le sens opposé.
1:218. Nous ignorons si MM. Fox et Hemvood, dans leurs expériences, se sont mis en garde contre toutes les causes d’erreur qui se présentent quand 011 cherche à constater l’existence de courants électro-chimiques au moyen du multiplicateur. Les résultats qu’ils ont annoncés sont d’une si grande importance pour les réactions électro-chimiques qui s’opèrent dans les filons que nous devons les discuter.
Pour mettre à meme le lecteur de juger et d’apprécier l’exactitude du procédé dont M. Fox a fait usage, nous lui rappellerons que lorsque deux lames de platine, en communication avec les deux bouts d’un fil du multiplicateur, sont mises en contact même avec de l’eau distillée, il se produit aussitôt un courant dû à la différence des actions que l’eau exerce sur les corps étrangers adhérents à la surface de chacune des lames. Cet effet a heu près-
que toujours quand on ne prend pas la précaution d’enlever les corps étrangers qui adhèrent aux surfaces de platine quand on les retire de l’eau. Si l’on emploie, au lieu de platine, du cuivre, le courant est encore bien plus marqué, attendu que les surfaces n’étant pas parfaitement identiques, l’eau ne les attaque pas également.
Or, M. Fox, dans ses expériences, a fait usage de plaques de cuivre qu’il appliquait sur les veines métallifères, au moyen de clous de fer, ou qu’il pressait fortement au moyen d’étais de bois. Ces deux plaques étaient mises en communication avec un multiplicateur au moyen d’un fil de cuivre.
Ne pouvait-il pas se faire que l’eau qui adhère plus ou moins aux parois des galeries de mine et qui ne contient pas partout les mêmes sels , se comportât par rapport aux plaques de cuivre comme elle le fait dans l’expérience précédente ? Il serait à désirer que M. Fox opérât sur des parois parfaitement sèches, conductrices de l’électricité ; alors les objections que nous venons de faire tomberaient d’ellesmêmes.
A la vérité, M. Fox, qui a opéré alternativement avec des plaques de cuivre et des plaques de zinc, a observé, dans les deux cas, des courants dirigés dans le même sens : ce résultat est déjà favorable à son opinion , mais il ne suffit pas pour démontrer complètement le fait.
] ‘à 1 9. Pour montrer le rôle qu’ont pu jouer etquejouent encore les courants électriques dans les gîtes métallifères , quelques personnes ont avancé, dans ces derniers temps, que les fdons avaient été remplis par l’action de courants électriques ; mais il suffit d’avoir étudié le m ode de remplissage de ces gîtes métallifères pour rejeter une semblable théorie.
Les filons, comme on sait, sont des fentes qui existent dans la plupart des roches composant la croêite de notre globe, et qui sont remplies de substances métalliques ou pierreuses. Les opinions sont partagées sur le mode de remplissage : les uns prétendent, que les fentes ont été remplies par voie ignée, d’autres par voie aqueuse; Werner