‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 119 sur 208 · CHAPITRE TI · texte numérisé non relu

CHAPITRE TI

19.0.5. M. Fournet a étudié, pendant son séjour à Pontgibaud, la formation du kaolin dans les filons, dans les parties inférieures des basaltes et à la surface du soi. Ce kaolin provient bien des granités, gneiss et basaltes décomposés superficiellement dans leur place originaire. En suivant l’altération de ces roches, depuis la surface du sol jusqu’à une certaine profondeur, il a trouvé : i° une zone supérieure de couleur jaune ou rouge, due à la suroxidation du fer; o° une zone mitoyenne de couleur verte très-prononcée; 3° une zone inférieure offrant tous les caractères d’un granité intact, mais qui se désagrégé complètement au moindre choc. Il a trouvé enfin au-dessous, en liaison intime avec la précédente zone, le granité solide et non altéré. On voit donc que la décomposition de ces roches a été successive et a commencé par la partie la plus voisine du sol ; dès lors elle est due aux influences atmosphériques.

Nous avons eu occasion de faire des observations semblables dans le Limousin.

1226. Dans les Vosges, on a remarqué que le granité est profondément désagrégé, sur les pentes horizontales seulement, près de leur contact avec les formations secondaires. Il est probable que cet effet est dû en partie à ce que le contact du granité et des roches secondaires est accompagné de solutions de continuité plus ou moins sensibles, qui favorisent les infiltrations des eaux et par suite l’action des agents atmosphériques, suivie de réactions électro-chimiques.

M. Fournet a cherché aussi à se rendre compte de la manière dont s’opère la décomposition des granités. Il part pour cela du principe que leur masse a été successivement désagrégée par suite d’un effet de dimorphisme qui a changé leur texture cristalline. Il faut donc admettre que les parties constituantes de ces roches, lors de leur formation, se trouvaient dans un état d’équilibre instable quelles ont perdu peu à peu par des influences atmosphériques ou autres. Cette supposition est trèsadmissible, puisque nous avons déjà cité plusieurs

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