‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 159 sur 208 · EFF. PHYSIOL. PROD. PAR DES COUR. INTERROMPUS · texte numérisé non relu

EFF. PHYSIOL. PROD. PAR DES COUR. INTERROMPUS

par son extrémité libre une dent de la roue de métal. Aussitôt que la roue commence à tourner, ce circuit, qui est tout métallique, se trouve interrompu à l’instant où la dent pressée échappe au ressort qui la touche; alors le premier circuit, celui dont l'expérimentateur fait partie, subsiste seul et donne naissance à une vive secousse. La roue continuant à tourner, une nouvelle dent vient toucher le ressort, et à l’instant où elle s'échappe, on éprouve une secousse aussi vive que la première fois. On conçoit parfaitement que la roue tournant d’une manière uniforme, le meme phénomène se reproduit d’une manière périodique au passage de chaque dent.

Toutes les fois que le mouvement de la roue est peu rapide et que les contacts des dents avec le ressort se succèdent lentement, ou éprouve de très-vives secousses. Quand le mouvement est suffisamment accéléré, la sensation devient continue et se change en’ une contraction douloureuse, en une torsion des bras qui ne permet pas à l’expérimentateur d’abandonner les conducteurs métalliques.

On est parvenu à tuer un chat, en 4 ou 5 minutes, en le soumettant aux décharges rapidement répétées çl une pile composée de quelques éléments seulement; les muscles de l’animal se trouvaient alors dans un état tétanique qui se manifeste toujours quand les effets électriques sont exaltés.

M. Masson a reconnu que, si le mouvement de la roue est très-rapide, la sensation diminue par degrés et fi. lit par disparaître entièrement; dans ce cas les choses se passent comme si le circuit était métallique, c’est-àdire, comme s’il n était pas interrompu.

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