‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 5 sur 208 · CHAPITRE PREMIER. y · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. y

qui augmentent d’autant l’énergie de l’action chimique. D’un autre coté, quand la surface est lisse et unie, l’eau acidulée commence par réagir sur les parties où la force de cohésion est la moins forte, c’est-à-dire, dans le sens où le clivage est le plus facile; les parties saillantes commencent dèslors à se montrer et la surface devient rugueuse.

1024. M. Slurgeon a remarqué, comme M. Faraday, que le zinc trempé a des pôles plus puissants à sa surface que le zinc laminé, non-seulement dans les premiers instants de la réaction chimique, mais encore pendant tout le temps qu’elle s’exerce.

Le meme physicien a rendu sensible de la manière suivante la différence d’action chimique qu’éprouvent les diverses parties d'une surface métallique.

Soit a o b (fig. 1) une lame de zinc recourbée, dont les deux bouts a et b plongent également dans une solution acide, et n s une aiguille aimantée, placée sur un pivot, comme l’indique la figure; les mouvements divers de cette ai gui lie et ses positions stationnaires accidentelles montrent que les courants électriques s’arrêtent quelquefois dans une direction et quelquefois dans une autre, pendant que le métal est attaqué par le liquide; ce qui est une conséquence du nombre, de la position et de l’énergie des pôles électriques distribués sur sa surface.

102 j. M. Sturgeon (1) a appelé aussi l’attention des physiciens sur un fait très-remarquable dont nous devons nous occuper ici, et qui sert d’argument, il faut l’avouer, aux partisans de la force électro-motrice.

On sait que l’eau légèrement acidulée par l'acide sulfurique agit avec une certaine énergie sur une plaque de zinc; mais si la surface de ce métal est amalgamée, faction est nulle ou à peine sensible. Si l’on vient à la toucher alors avec un fil de cuivre ou de platine, elle

»i) Nouvelles Recherches expérimentales, 18S0, p. 7 4-

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