RÉVOLUTION DU GLOBE
sur l’autre, conformément au principe que nous avons déjà fait connaître, savoir, qu’une action faible entre deux corps augmente d’intensité si l’on établit entre eux un courant électi'ique avec les deux électricités dégagées par suite de cette action. Voilà, je crois, comme il faut envisager le phénomène. Aussi il est naturel que l’on n’ait pu recueillir d’électricite de tension là ou il n’existe que des courants. La tempei’ature qu’acquièrent les éponges est due non-seulement a 1 action cbimique, mais encore à la grande quantité de courants électriques qui parcourent les parties constituantes de l’éponge.
§ VIII. ^-t-on l espoir de trouveT des moyens d’évoluer par cipproximatioii l epocj^ue de ici dernière révolution du globe?
Ne pourrait-on pas remonter a l’epoque de la dernière catastrophe du globe, en comparant les altérations qui ont eu lieu depuis quelques siècles dans les granités exposés aux influences atmosphériques, à celles qui sé sont opélees depuis la derniere révolution dans les masses de meme granité en place? A la vente, il faut supposer que les causes de décomposition qui existaient alors n’ont pas change; mais cette supposition est admissible, depuis que l’on sait, par un grand nombre de faits, que 1 état de 1 atmosphère et celui du globe n’ont pas sensiblement changé depuis cette révolution. Au surplus, quels sont les principes sur lesquels on s’appuie en géologie pour remonter a cette époque? Les données historiques; ellesnoLis fournissent peu de lumières. 2°L’accioissement des atterrissements le long des fleuves ou sur les côtes de la mer; mais la nature a-t-elle toujours agi d une maniéré uniforme pour produire ces atterrissements ? Dans les premiers temps, la terre était jonchée de débris de roches de toute nature, qui ont été charriés^ par les eaux, les atterrissements ont donc dû s’accroître plus rapidement que maintenant. Au surplus, je ne connais pas de calcul hiem positif qui nous donne la