CHAPITRE SEPTIÈME
DES FORCES A L’AIDE DESQFELLES ON PARVIENT A EXPLIQUER LA DÉCOAIPOSITÎON DE QUELQUES ROCHES ET LA FORMATION DE PLUSIEURS COMBÏ” NAISONS INSOLUBLES.
Je me suis attaché jusqu’ici à donner un précis historique de toutes les découvertes qui ont été faites, depuis les temps les plus reculés jusqu’à cette époque, sur les propriétés généi'ales du principe électrique, soit qu’on le con sidère comme force mécanique ou comme forcé chimique, ainsi que sur les phénomènes relatifs au magnétisme. J’ai cherché en même temps à présentei' les phénomènes natiu’els qui en dépendent plus ou moins, ce qui m’a conduit à exposer l’etat de nos connaissances sur l’histoire du globe et les changements qui se sont opérés successivement à sa surface, et dans son intérieur jusqu’à une certaine profondeui*. 1! me reste maintenant à présentei* dans leur ensemble les principes sur lesquelson peut s’appuyer pour ex[)!iquer (juelques-uns de ces changements et surtout la formation des combinaisons insolubles.
J’ai déjà indiqué plusieurs méthodes à l’aide desquelles on parvient à formel* ces dernières; mais il est nécessaire que j’y revienne, afin d’y ajouter les développements nécessaires pour les coordonner toutes.
C’est à Hall et à ]M. Berthier que l’on doit les premiers essais qui aient été tentés pour reproduire des substances minérales cristallisées. Le premier a montré (pi’en soumettant de la craie et des substances végétales à une haute température, sous une forte pression, on avait pour résultat du carbonate de chaux dans un état
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cristallin et de la liouille. T.e second a obtenu par 1 action du feu, et à l’aide d’un refroidissement très-ient, des silicates ayant la structure cristalline et semblables à ceux qu’on trouve dans la nature, tels que des pyroxènes, des peridots, et autres. Mais le nond^re de ces produits est nécessairement limite, en raison du mode d’action employé, qui ne peut s’apj)liquer qu aux sunstances fusibles. De plus, dans les fourneaux on ti’ouve, soit sur les parois , soit dans les laitiers, divers produits cristallisés qui ont leurs analogues dans la nature, et qui ont été formés les uns par sublimation, les autres par fusion. Je citerai, entre autres, les cristaux que M. Mitscherlich a rapportés au mica.
La difficulté de recomposer les corps naturels tient au procédé dont on fait usage ordinairement. En effet, comment opère-t-on des combinaisons ? C’est en faisant réagir directement les uns sur les autres des corps dissous dans des liquides, ou en employant 1 action du calorique, et quelquefois celle de l’etincelle électrique, mode d’action trop rapide pour un grand nombre de composés. En outre, quand on fait reagir, en -cliimie, deux corps l’un sur l’autre pour déterminer une combinaison, toutes leurs parties constituantes concourent en même temps à l’effet général, et le chimiste na pas toujours la possibilité d empêcher la reaction de 1 une d’elles, ce qui doit restreindre nécessairement le nombre des produits : souvent aussi il ne peut employer les éléments des corps a l état naissant, circonstances si favorables aux actions chimiques. L’électro-cbimie au contraire, telle ([ue je la considéré , n emploie que des corps à Fétat naissant et des forces excessivement faibles (|ui, produisant les molécules pour ainsi eîire une a une, les disposent [lar là à prendre des formes régulières , même quand ils sont insolubles, parce que le nombre des molécules ne peut apporter aucun trouble dans b ur arrangement.
Les procédés qui ont été mis en usage par Hall et M. Berthier nous indiquent bien comment les miné-