I 38 APPLICATION DU GALVANISME A LA MEDECINE
muscles avec les nerfs de la partie malade. Il indique ensuite les avantages que Fon peut retirer de Fapplication de l’électricité atmosphérique. Il se trouve d’accord en cela avec Mauduit, qui avait annonce que linfluence de l’éiectricité artificielle et atmosphérique est plus grande sur l’économie animale qu’on ne l’avait pensé (i). ,
Crève s’est servi du galvanisme pour distinguer la mort vraie de la mort apparente ou l’asphyxie. Quand les fibres se contractent , c’est une preuve que l’irritabilité n’est pas entièrement détruite, et qu’on ne peut encore décider que l’homme soit véritablement mort.
M. Pfaff proposa le galvanisme d^ns la paralysie du nerf optique.
Des expériences furent faites à l’École de médecine sur le traitement des maladies par le galvanisme; la commission qui en a rendu compte a cru pouvoir conclure des observations dont elle fut témoin que les effets de l’appareil voltaïque pénètrent et affectent l’organe nerveux et les organes musculaires plus profondément que les machines électriques ordinaires; qu’ils provoquent de vives contractions, des sensations fortes de picotements et de brûlures dans les parties que leur état maladif rend insensibles aux étincelles et aux commotions; que la durée de cette action est telle qu’elle semble autoriser l’espoir de trouver dans ce moyen un excitant efficace et capable de concourir avec succès au traitement des maladies. Ces conclusions , comme on voit, ne donnent rien de positif sur l’application de l’électricité à la médecine.
M. de Humboldt (2), dans une lettre à M. Loder, a traité aussi la question de l’application du galvanisme à la médecine; il y convient d’abord que le principal avantage des découvertes galvaniques consiste moins dans
(1) Mém. de Fane. École de méd., t, ii, iii, iv et v.
(2) Bibl. german., t. iv, messidor an viiij p. 3oi.
l’application directe qu’on peut en faire au dérangement de l’économie animale que dans les lumières qu’elles peuvent fournir sur la nature des nerfs et sur la force dont ils sont doués. Ce savant célèbre s’exprime avec la plus grande réserve sur les applications du galvanisme; quant à l’emploi qu’on en peut faire pour distinguer la mort qui n’est qu’apparente de celle qui est véritable, ses expériences a cet égard tendent à prouver que le galvanisme peut induire en erreur, en annonçant la mort là où il n’y a qu’un défaut d’irritabilité plus ou moins passager. Il a fait ses expériences non-seulement sur les animaux à sang froid, mais aussi sur ses propres nerfs. Néanmoins, quoiqu’il ne regarde pas le galvanisme comme un moyen infaillible de distinguer la véritable mort de celle qui n’est qu’apparente, il ne rejette pas entièrement l’opinion de Crève et le moyen qu’il propose. Il pense que le stimulant métallique peut être utile chez les asphyxiés; et que, s’il en est ainsi, quand tout le système, tant nerveux que musculaire, est dans un état de paralysie, il est permis d’en attendre d’aussi bons effets dans des cas de paralysie partielle.
M. de Humboldt avance encore que l’un des avantages que procure le galvanisme est de distinguer les nerfs des autres organes, et surtout des vaisseaux.
Grapen Giesser (i), collaborateur de M. de Humboldt, a publié en allemand un ouvrage sur l’emploi du galvanisme dans le traitement de quelques maladies. L’auteur assure que le galvanisme peut non-seulement servir à reconnaître les nerfs dans leur tissu, mais encore à indiquer les distributions des nerfs superficiels.
Les effets varient, suivant lui, selon la nature des pôles mis en contact avec les parties malades. Si l’on prend, par exemple, une plaque de zinc et une plaque d’argent, que chacune soit mise en contact avec une plaie de vésicatoire, la plaie correspondante au zinc ces-
(i) Grapen Giesser, der Arzneikimde imd Wundarzneikunst doctor, i8or.
t4o application du galvanisme a la médecine.
sera la première de fournir de la sérosité, et il se formera bientôt une escarre.
Le galvanisme peut être utile dans les paralysies des extrémités, telles que la compression du cerveau; dans la faiblesse delà vue et dans la goutte sereine, due uniquement à Finexcitabilité du nerf optique; dans les surdités dépendantes de l’affaiblissement nerveux; dans l’enrouement et l’aphonie; dans la paralysie du sphinctère de l’anus et de celui de la vessie. Il décrit ensuite les diverses manières d’appliquer ce moyen médicamenteux.
Lebouvier Desmortiers envisagea la question sous un autre point de vue : il s’attacha à signaler, dans un mémoire qu’il communiqua à la Société des observateurs de l’homme, le 28 floréal an ix, le danger du galvanisme dans le traitement des maladies. Il pose en principe qu’avant d’appliquer ce traitement aux corps vivants, il est nécessaire de reconnaître, par l’expérience, les altérations qu’il peut produire dans les différents principes de la vie; c’est une considération que les observateurs précédents avaient négligée. Il examine d’abord, comme avait fait BiTignatelli , les modifications qu’éprouvent l’urine et la bile, il ra})porte un fait remarquable qui tendrait à prouver que les effets du galvanisme ont peu de durée. Il appliqua deux fois sur les tempes les conducteurs galvaniques, et ressentit deux fortes commotions. « A la suite de ces commotions, je m’aperçus, « dit-il, que mes yeux, qui habituellement sont très- « fatigués, et dans lesquels je sens presque toujours de « la chaleur et des tiraillements, n’éprouvaient plus ces tf petites incommodités. Mais cette espèce de guérison « subite ne dura guère, et fut bientôt suivie d’une sorte « d’étourdissement, d’fin léger mal de tête, qui ne se discf sipa qu’à la fin de la journée (i). » I.e même physicien est le premier qui ait soumis les calculs urinaires à
(1) Journal des Débats , du 6 thermidor an xi.
2® PÉRIODF, CH APiTRK PRiaJiFIl. i i\ l
l’action du galvanisme. Un gravier rond très- dur et pesant un grain fut totalement dissous çn 24 heures.
Un grand nombre de recherelies furent faites sur l’application du galvanisme à l’art de guérir; mais le succès ne répondit pas toujoui's à l’attente des expérimentateurs; je ne m’étendrai pas davantage sur ce sujet.
§ XIÎ. Théorie des décompositions chimiques ^
par Grotthus.
Ues recherches électro-chimiques de Grotthus font conduit à une théorie pour expliquer les phénomènes de décomposition, dont je vais essayer de donner une idée , en raison de son importance.
Ap rès avoir étudié avec soin la précipitation des métaux à l’état métallique et l’influence de l’électricité sur ce phénomène (i) , il avança que la précipitation des métaux en dissolution par d’autres métaux semble êti'e une action galvanique. Je n’enti'erai pas dans toutes les considérations qu’il présenta pour appuyer son opinion d’expériences décisives. Je me bornerai a dire que la plupart sont concluantes. Il posa d’abord en principe que, lorsqu’une couche de métal en dissolution s’est une fois déposée sur celui qui sert de précipitant, elle y reste immobile pendant tout le temps de l’expérience , et que de nouvelles molécules métalliques vont s’implanter sur celles qui existent déjà, de manière que la végétation ne prend de l’accroissement que par les extrémités. Il dit ensuite que l’attraction réciproque des deux métaux, jointe à l’affinité prédominante de l’un des deux pour l’oxigène et pour l’acide de l’autre, explique bien la revification des premières molécules, mais non pas celle des molécules subséquentes.
Il passe à l’application des décompositions chimiques par la pile. Il pose d’abord en principe que l’eau, ou une dissolution quelconque , soumise à l’action de la pile,
(i) Annal, de Ch. , t. lxiii, p. 6.
THÉORIE DE GROTTHUS.
est une véritable pile secondaire. Il s’appuie, a cet égard, sur l’observation de Volta dont j’ai parlé, qu’une tranche de papier humide, dont chaque extrémité touche l’un des pôles de la pile, conserve pendant quelques minutes la charge reçue, même lorsqu’elle n’est plus en contact avec la machine , et sur cette autre observation que l’eau pure contenue dans un tube recourbé, et qui s’est trouvée dans l’arc de la pile, retient aussi pendant un court espace de temps la faculté de contracter les muscles de la grenouille. Cela posé, il donne l’explication suivante de la décomposition de l’eau : Considérons un filet d’eau composé d’une molécule d’oxigène et de deux d’hydrogène. A l’instant de l’action du courant, la polarité se manifeste entre les molécules élémentaires de l’eau. Or, puisque l’oxigèné est attiré par le pôle + et l’hydrogène par le pôle — , on est porté à croire que chacun de ces deux principes, au moment de sa naissance, acquiert un état électrique contraire à celui du pôle qui l’attire; et, comme le même effet doit se produire sur toutes les particules de l’eau , il s’ensuit qu’en les prenant deux à deux, les principes homogènes se repousseront, tandis que les principes hétérogènes s’attireront alternativement. Il suit de là que dès l’instant que l’oxigène passe à l’état de fluide élastique par l’attraction du pôle positif, son hydrogène repousse, en vertu de cette électricité, l’hydrogène de la particule d’eau voisine, et se combine avec son oxigène, en même temps que la molécule hydrogène repoussée transmet son mouvement à la suivante ; ainsi de suite jusqu’à la dernière, qui prend l’état gazeux quand elle touche au pôle négatif; il en est de même de l’oxigène. On explique par-là pourquoi il n’y a que les molécules d’eau situées aux extrémités des fds conducteurs qui soient seules décomposées ; car les molécules intermédiaires se bornent seulement à échanger réciproquement et alternativement leurs principes constituants sans changer de nature. Il compare ingénieusement ce qui se passe dans cette circonstance à l’effet produit quand on fait tomber une bille d’ivoire , sus-
PÉRIODE, CHAPITRE PREMIER. l43
pendue par un fil, sur une série d’autres billes également suspendues, et qui se touchent entre elles; l’impulsion est communiquée à la première, et transmise successivement à toutes les billes intermédiaires jusqu’à la dernière , qui , ne pouvant la transmettre, est chassée avec une force égale à l’impulsion primitive. Cette théorie, qui est encore généralement suivie, fut discutée par lui-même avec tout le soin possible.
§ XIII. Découvertes électro-chimiques de Davf,
depuis 1806.
Davy, avant 1806, s’était déjà fait connaître dans les sciences physiques et chimiques par des ti-avaux intéressants, mais il n’avait pas encore donné la mesure de son génie, comme il le fît dans les deux mémoires remarquables dont je vais parler. Si l’on ne trouve pas toujours dans ses expériences la rigueur mathématique que beaucoup de physiciens exigent dans les recherches expérimentales, on en est très-ampleinc'nt dédommagé par les découvertes importantes dont elles ont enrichi la science, et les inductions philosophiques qu’il en lire. Chez lui, l’application suit la découverte d’un fait: en général, ses travaux renferment une grande pensée.
I.es phénomènes de décomposition étaient encore enveloppés de beaucoup d’obscurité; on ne pouvait expliquer, par exemple, pourquoi, en opérant la décomposition de l’eau distillée avec la pile, dans des vases de verre, on avait de la soude au pôle négatif et du chlore au pôle positif; cette question avait donc besoin encore d’être étudiée de nouveau. Davy s’en chargea, et la traita de la manière la plus reinarquahle , dans un mémoire (i) dont il fît la lecture à la Société royale, le 20 novembre 1806.
Desormes avait tâché de reconnaître par l’expé-
(i) Philos. Transact., 1807, et Annal, de Ch., t. lxiii, p. 172.
iZj4 J)i:COlJVE)lJES DE DaVY EEPDJS 1 8ü6.
rieiice la nature des substances qui se produisent dans l’eau distdlée aux deux pôles d’une pile. Il anrfonça cjue c’étailde l’acide muriatique et de l’ammoniaque ( i ). Brugnatelli soutint la production d’une substance nouvelle, qu’il appela acide électrique. En Italie, on crut avoir produit du muriate de soude. Dès 1800, Davy avait annoncé qu’en soumettant à l’action de la pile, par le moyen de fils d’or, de l’eau distillée contenue dans deux tubes de verre communiquant ensemble par une substance animale ou végétale humide, on avait une dissolution de chlorure d’or dans le tube positif. Mais il s’assura bientôt après que l’apparence de l’acide muriatique était due aux substances animales et végétales qui avaient été employées, puisqu’il n’obtint aucun effet en employant des filaments de coton lavés dans une faible solution d’acide nitrique.
Dans le cas oii il obtenait beaucoup de soude, le verre paraissait fortement corrodé au point de son contact avec le fil métallique. Tl en conclut que la production de 1 alcali était due à cette cause. Il fut confirmé dans cette opinion en observant que l’on ne pouvait obtenir aucune substance saline en opérant dans des vases d’or. De semblables conclusions à l’égard de l’apparence de l’acide muriatique avaient été tirées par la Société galvanique de Paris, le docteur Wollaston et MM. Biot et Thénard (2).
Davy opéra cette fois dans des petites coupes d’agate remplies d eau distillée, qu’il mit en communication au moyen d’amiante très-blanche, lavée dans de l’eau distillée, avec la pile, par l’intermédiaire de deux fils de platine. I^es apparences acides et alcalines furent trèsprononcées. C’était encore de l’ammoniaque et de l’acide hydrochlorique. Il fut étonné de ce résultat; car il croyait avoir rempli toutes les conditions nécessaires
(1) Annal, de Ch. , t. xxxvii, p. 233.
(2) 40 du Moniteur, 180G.
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pour éviter l’emploi de substances qui pouvaient renfermer du sel marin. Il répéta un grand nombre de fois cette expérience et se convainquit que le peu de matière saline qui .existait dans les coupes d’agate , avait été la source de l’acide et de l’alcali qu’il avait trouvés. S’étant débarrassé de cette cause d’erreur en opérant dans des vases d’or, il obtint encore des réactions acides et alcalines. Il vit alors clairement que l’eau elle-même était capable de fournir l’alcali fixe; cependant cette eau paraissait pure en employant les réactifs ordinaires; il restait à savoir si la substance saline était transportée par la distillation ou s’il fallait attribuer l’alcali au gaz azote, dont il existe une petite quantité dans l’eau exposée à l’air. Ayant fait évaporer de feau trèslentement dans un alambic d’argent, il resta une substance saline à la présence de laquelle il attribua les reactions acides et alcalines qu’il avait trouvées. Il soumit ensuite à l’expérience l’eau qu’il avait distillée, et cette fois il n’obtint aucunea'éaction acide ou alcaline; il en tira aussitôt la conséquence que l’alcali fixe n’était pas engendré par l’action de la pile, mais provenait soit des matières solides dont on faisait usage, soit d’une matière solide qui existait dans l’eau.
Il expérimenta ensuite sur des vases composés de diverses substances, pour reconnaître jusqu’à quel point on pouvait retirer quelques - uns des éléments qui se trouvaient dans un état de combinaison le plus intime. Avec des tubes de cire, il obtint un mélange de soude et de potasse; la substance acide se trouva être un mélange des acides sulfurique, muriatique et nitrique. Un morceau de marbre de Carrare, dans lequel on avait pratiqué une cavité, donna de la soude et de la chaux. Davy attribua la présence de la soude à ce que le marbre de Carrare avait été exposé à l’action de l’eau de mer. Plusieurs autres substances minérales lui donnèrent le même résultat, et il en conclut qu’il est peu de pierres qui ne contiennent des matières salines en combinaison ou disséminées mécaniquement dans leur substance.
lO
i46 dégouvj;rtes électro-chimiques de davy. •
On conçoit effectivement la possibilité de ce mélangé, quand on 'considère que toutes les roches ordinaires portent des marques évidentes de leur ancien séjour sous les eaux de la mer. Davy, continuant ses recherches, n’a jamais fait aucune expérience de décomposition ou il n’y ait eu production d’acide nitreux, et plus longue était l’opération, plus grande était la quantité de cet acide. L’alcali volatil paraissait aussi se former en trèspetite quantité au commencement dans de l’eau purifiée, contenue dans les vases' d’or; il expliqua la production de cet acide et de cet alcali par la combinaison de l’hydrogène et de l’oxigène, à l’état naissant, avec l’azote de l’air atmosphérique, qui est tenu en dissolution dans l’eau ; car, en prenant toutes les précautions possibles pour que l’eau très-pure ne renfermât pas d’air, il ne retirait de l’eau chimiquement pure que de l’oxigène et de l’hydrogène.
Après que Davy eut bien constaté les effets de l’action électrique sur le verre , pour en tirer le sel marin qui s’y trouvait à l’état de combinaison, il voulut voir jusqu’à quel point le même mode d action agirait sur les corps solides insolubles ou difricilement solubles dans l’eau. Il opéra la décomposition de ce liquide dans des coupes formées de sulfate'de chaux cristallisée, de sulfate de baryte et de strontiane , de fluate de chaux et d’autres substances également cristallisées. Dans tous les cas, les parties constituantes des corps furent séparées et transportées à leurs pôles respectifs. Il eut la pensée que de très-petites portions d’acide et d’alcali pouvaient être dégagées, par eette action, de combinaisons solides qui consistaient principalement en terre pure; en conséquence, il soumit à l’expérience le basalte, la zéolithe compacte, la lépidolithe et d’autres corps. La première substance lui donna du chlore, de la chaux et de la soude; la seconde de la soude et de la chaux; la troisième de la potasse , etc. Ainsi ses prévisions se trouvèrent vérifiées. Il étudia ensuite les diverses circonstances qui accompagnent les décompositions des
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combinaisons solubles. Les dissolutions furent misesdans des coupes en agate, réunies par des fds d’amiante, et en communication avec la pile au moyen de fils de platine. Lorsqu il employait des mélangés de solution de sel neutre qui peuvent exister ensemble, les acides étaient transportés dans la capsule positive, et les bases dans la capsule négative. En continuant l’opération assez de teinps, la séparation des parties constituantes était complété. Pour analyser les phénomènes de ti'ansport , il se servit de deux coupes l’emphes d’eau distillée, l’une de sulfate de chaux et l’autre d’agate, la première communiquant avec le pôle positif, et la seconde avec le pôle négatif. La chaux fut transportée dans la coupe d’agate et l’acide sulfurique resta dans celle de sulfate de chaux. D’autres substances donnèrenf des résultats analogues. En mettant entre les coupes un tube d’eau distillée, les differents éléments des sels traversaient l’eau distillée pour se rendre à leurs pôles respectifs sans s’v arrêter. ^
Il montra ensuite que le contact de la solution avec la surface métallique n était pas necessaire pour que la décomposition et le transport.eussent lieu. L’expérience suivante Ente avec trois capsules attira particulièrement son attention. I.es deux capsules extrêmes ayant été remplies dune dissolution de muriate de soude, et le vaisseau intermédiaire d’une solution de sulfate’ d’argent, aussitôt que le circuit électrique fut établi, la soude commença à paraître dans le tube négatif et le cbloie dans l autres mais le chlore en traversant la solution de sulfate d’argent, produisit un précipité pesant, et la soude un précipité léger; il tii*a de ce résultat important la conséquence que, lorsque les éléments des sels soumis (à I action de la pile, rencontrent, dans leur passage, des corps avec lesquels ils peuvent foinier des combinaisons insolubles, ces combinaisons s’effectuent aussitôt.
Il examina si les acides et les alcalis, qui étaient transportés par les courants, ne passeraient pas à travers des dissolvants chimiques qui auraient une