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métallique, puisque l’azote, suivant lui, u’était qu’un oxide formé d’hydrogène et d’oxigène, c’est- a- dire un véritable oxide métallique hydrogéné.
MM. Gay-Lussac et Thénard s’occupèrent de rechercher la nature de cet amalgame; après l’avoir bien fait sécher, ils le versèrent dans un petit flacon de verre long, étroit et rempli d’air, et l’agitèrent pendant quelques minutes. Ce moyen suffit pour le détruire, les corps qui le constituaient se séparèrent et reprirent leur état ordinaire; le résultat de la décomposition se trouva formé de mei'cure, d’hydrogène et d’ammoniaque à l’état gazeux qui se mêlèrent avec l’air du flacon, sans l’altérer en aucune manière. Ils conclurent aussitôt que l’amalgame ammoniacal était un composé de mercure, d’hydrogène et d’ammoniaque, qui ne pouvait exister que sous l’influence électrique. Ayant analysé les deux gaz contenus dans l’amalgame, ils trouvèrent 28 parties de gaz ammoniac et 2 3 d’hydrogène.
Davy (i) se plaignit immédiatement de ce que MM. Gay-Lussac et Thénard avaient avancé qu’il s’était prononcé sur la nature de l’ammoniaque, tandis qu’il s’était borné seulement à dire qu’il était possible que l’ammoniaque eût une base qui, par son oxidation, se transformât en alcali, mais sans l’affirmer. Quant à l’expérience sur laquelle les physiciens français s’étaient appuyés pour prouver que cet amalgame n’était qu’une combinaison d’ammoniaque, de mercure et d’hydrogène, il prétendit qu’ils n’avaient pu dessécher complètement cet amalgame, en se bornant à essuyer sa surface avec du papier brouillard, et que dès lors on pouvait admettre son explication. Toutes les expériences, dit-il, dans lesquelles j’ai exclus l’eau avec le plus grand soin, m’ont donné deux parties d’ammoniaque pour une d’hydrogène; et si ces messieurs ont obtenu si peu d’ammoniaque, cela doit être attribué à ce qu’elle était ah-
(i) Annal, de Phys, et de Cli., t. lxxv, p. 256.