‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 3)Chapitre 57 sur 141 · PHÉNOMÈNES THERMO-ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES THERMO-ÉLECTRIQUES

autres firent tourner autour des aimants des circuits thermo-électriques. Le général Zuylen vau INyevelt étudia les courants produits dans des assemblages de deux métaux, se touchant dans toute leur étendue ou dans quelques points seulement (i).

Au commencement de 1826, M. OErstedt fit connaître en France les expériences de Seeheck (2).

Quelque temps apres, MM. Fouiâer et OFrsted communiquèrent à l’Académie des sciences une suite d’observations sur les phénomènes thermo-électriques , dont ils tirèrent des conséquences générales, qui n’ont pas été sanctionnées toutes par l’expérience; ayant formé des piles tliermo-électriques , en réunissant ensemble un certain nombre de barreaux d’antimoine et de bismuth, soudés les uns aux autres, ils chauffèrent les soudures alternatives et observèrent que la déviation de l’aiguille aimantée, quoique cousidérable, n’augmentait pas en raison du nombre des éléments. Quand on eut trouvé les moyens de mesurer avec exactitude l’intensité d’un courant , on trouva que ce résultat n’était exact que dans certaines limites. Fn ouvrant le circuit, ils ne purent recueillir de l’électricité avec tension, ni produire de décompositions chimiques, mais je suis parvenu à en obtenir , en soumettant à l’expérience des dissolutions facilement décomposables.

M. Bottot de Turin , l’année dernière , a décomposé l’eau et diverses dissolutions avec des piles thermoélectriques formées d’un très-grand nombre de fils de platine et de fer, placés les uns à la suite des autres (3). Je dois mentionner ici les résultats auxquels je suis parvenu dans des recherches suivies sur les phénomènes thermo-électriques.

M. Seeheck avait découvert que l’on peut produire un courant thermo-électrique dans un arc formé d’un

(1) Bibl. univ. , t. xxxiii, p. 269.

(2) Annal, de Ch. et de Phys., t. xxii, p. 199.

(3) Bibl. univ. , t. xli, p. SBy.

3® PÉRIODE, chapitre PREMIER.

seul métal qui a une texture cristalline et dont toutes les parties ne possèdent pas la meme température. Je fis voir (i) qu’en prenant un fil de métal, faisant chauffer run des bouts et l’appliquant sur Fauti'e qui était à la température ordinaire , on avait un courant qui allait ordinairement, pour certains métaux, de la partie chaude à la partie froide. Le courant était continu quand on réunissait les deux bouts au moyen de deux anneaux passés run dans l’autre et que l’on portait le foyer de chaleur à droite ou à gauche des points de jonction. En appliquant à la suite les uns des autres plusieurs fils de platine et chauffant convenablement les jointures alternatives, je parvins à former une pile thermo-électrique dans laquelle il n’entrait qu’un seul métal.

Pour étudier convenablement les phénomènes électriques, je construisis une table qui donnait immédiatement les rapports entre les déviations de l’aiguille aimantée dans le multiplicateur et les intensités correspondantes du courant (2). Je trouvai que, pour la plupart des métaux, l’intensité du courant croît proportionnellement à la lempératui*e jusqu’à une certaine limite, mais que, dans dtîs circuits formés de métaux non oxidaliles et dont le terme de fusion est très éloigné, tels que le platine et le palladium , cette loi paraît se continuer très-loin. J’en profitai pour indiquer un moyen très-simple d’évaluer les températures les plus élevées en fonction des degrés du thermomètre ordinaire. Après avoir rappelé qu’une flamme en général est formée de plusieurs parties inégales, parmi lesquelles on en distingue aisément quatre : la première, à la hase, qui est d’un bleu sombre et s’amimât à mesure qu elle s’éloigne delà mèche; la seconde, qui est l’enveloppe

(1) Annal, de Ch. et de Phys., t. xxiii, p. i35.

(2) Idem y t. XXXI, p. 371.

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