CHAPITRE II
d’air est seulement d’un litre, une différence de température de j de degré suffira pour faire varier le poids de la cloche de près d’un gramme, ce qui est bien plus que suffisant pour déterminer le mouvement du régulateur.
Voici la description de l’appareil. La fig. 2 en représente le plan; la fig. 3 la coupe verticale. Dans les deux figures, les mêmes lettres indiquent les mêmes parties. A est le milieu dont la température doit rester constante; il est entouré de toutes parts du liquide qui transmet la chaleur. B est la cloche; elle se meut dans le liquide qui entoure le compartiment A. CC, tige de cuivre supportée par la cloche et à laquelle est adapté le diaphragme D, qui sert à ouvrir ou à fermer la communication delà chaleur avec l’appareil. Ce diaphragme, en agissant sur le courant d’air, fait aussi varier le volume de la flamme et maintient la combustion proportionnellement a la déperdition de la chaleur et à la température que l’on veut fixer. E est un tube avec un bouchon rodé pour lâcher de l’air de dessous la cloche; FF, des poids, en forme de disque, percés, qui servent à mettre la cloche en équilibre à la température que l’on veut fixer; ils sont posés sur un petit couvercle qui laisse échapper de la vapeur, pour éviter dans certains cas une augmentation de température par l’effet de la chaleur acquise de l’appareil de combustion et des parties voisines; G, un réservoir d’air communiquant avec la cloche, et destiné à rendre sensible au régulateur le moindre changement de température dans le milieu A; HH, anneau de plomb qui augmente le poids de la cloche et en règle le centre de gravité; I, une lampe à niveau intermittent; le bec est au milieu d’un grand disque, surmonté d’un cercle, ne laissant entrer l’air, qui alimente la lampe, que par l’entaille J.
Cet appareil n’est réglé définitivement qu’une demiheure après qu’il a commencé à fonctionner; ensuite il ne varie de temps à autre que de — de degré, en plus ou en moins ; souvent aussi la variation n’est pas appré-
DESCRIPTION DES APPAREILS
ciable dans l’espace d’une heure. Si par hasard il y avait un accroissement de température un peu sensible, il faudrait baisser un peu la mèche, que l’on taille d’ordinaire en biseau, pour n’avoir au besoin qu’un seul filet lumineux. Avec un peu d’habitude on se familiarise avec la manœuvre de cet instrument, dont les physiciens et les naturalistes se serviront dans une foule de cas.
641. Supposons que l’on ait obtenu un certain nombre de déviations, pour remonter aux températures auxquelles elles correspondent. On place la soudure, qui était dans la partie animale, dans un bain d’eau dont on élève la température jusqu’à ce que l’on ait une déviation correspondante à celle de la iie expérience. La température de cette eau représente exactement celle de la partie explorée, puisqu’elle produit le même courant thermoélectrique. La différence entre la température de cette eau et celle de l’appareil indique sur-le-champ le rapport qui existe entre les déviations de l’aiguille et les différences de température , lequel permet de former la table des températures, c’est-à-dire la table qui indique la température correspondante à une déviation donnée.
Pour éviter que le refroidissement dans l’air des parties non immergées de l’aiguille 11e donne des résultats au-dessous de leur véritable valeur, on passe les bouts libres dans des enveloppes de laine ayant la forme de gaine.
Cette précaution n’est pas toujours suffisante, surtout quand la température de l’air est au-dessous de 10 degrés. Dans ce cas, le refroidissement se fait sentir sensiblement; aussi doit-on chercher à opérer autant que possible dans un milieu ou la température soit d’environ i5°.Pour plus d’exactitude, on mesure le quantum de ce refroidissement. L’aiguille devant être détachée souvent du fil du multiplicateur , on adopte le mode de jonction suivant (fig. 4) qui permet d’effectuer facilement leur réunion et leur séparation. On contourne les deux bouts du fil de fer en spirale, en faisant l’ouverture assez petite pour que les extrémités de l’aiguille puissent y être retenues avec force après l’insertion. On nettoie souvent