‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 107 sur 216 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

Il cite, en faveur de son opinion, l’effet produit dans la machine des mines de Schemnitz, ou le jet d’eau qui en sort se congèle sur les objets qu’on lui présente, et que les gouttelettes vésiculaires, en raison de leur composition, doivent être aussi plus disposées à l’évaporation.

11 rappelle encore l’expérience faite par les académiciens français en Laponie, qui ayant introduit de l’air excessivement froid dans une chambre chaude et pleine de vapeurs dans laquelle ils se trouvaient, virent en peu de temps leurs habits et le sol couverts de petits flocons de neige.

805. Yolta commence d’abord par réfuter l’opinion des physiciens qui ont avancé que le noyau, d’abord trèspetit, se revêt de couches successives de glace pendant sa chute. Il donne pour raison que les nuages n’étant pas situés au delà de 6 milles italiens de distance de la surface de la terre, le grain primitivement gelé ne mettrait pas assez de temps pour tomber à terre, de manière à s’encroûter suffisamment pour acquérir la grosseur d’une noix. Il ne voit, en conséquence, que l’électricité qui soit capable de tenir suspendus en l’air ces grains, même lorsqu’ils ont acquis une certaine grosseur. Voici comment il fait intervenir l’électricité dans la production de ce phénomène :

806. Si l’on conçoit les nuages orageux doués, comme ils le sont en effet, d’une quantité énorme d’électricité, leurs parties extérieures sont fortement repoussées ; il en résulte une grande irrégularité dans leurs bords et les diverses courbures de leur surface, comme on l’observe effectivement. Ces nuages sont accompagnés quelquefois de petits nuages condensés dans la partie inférieure seulement, parce qu’elle est moins électrisée que celle qui est au-dessus. Volta assure, à ce sujet, avoir constaté qu’il y a des nuages, dans les forts orages, dont la face supérieure possède la plus puissante électricité.

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