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l6/| DE l’ÉLEC. DÉGAG. DANS LES DIFFER., ETC.
tes, et qu’il faut un plus grand intervalle de temps au courant pour y produire des contractions visibles.
\J hedysarum girans , ainsi que d’autres plantes remarquables par les mouvements que présentent leurs folioles, n’ont reçu aucune influence de l’action voltaïque.
§ III. De T électricité dégagée dans les différents actes
de la végétation.
8a i . Les liquides qui humectent les tissus ne sont pas tous homogènes; la sève, par exemple, qui n’est pas élaborée par l’action de l’air dans les feuilles, ne jouit pas de la même propriété que celle qui est élaborée. L’hétérogénéité de ces liquides séparés par des cloisons ou des membranes très-minces, donne naissance «à des effets électriques particuliers qui peuvent intervenir dans les fonctions vitales. Il existe aussi d’autres liquides qui ne sont pas de même nature, et qui ne conduisent pas l’électricité, tels que les liquides gommeux et huileux. Quand il sera possible d’analyser plus tard tous les phénomènes qui résultent du passage de l’électricité dans les corps organisés, il faudra prendre en considération la nature diverse des liquides qui séjournent dans les plantes. Pour donner une idée des effets électriques produits par l’hétérogénéité des liquides, nous rapporterons les expériences de M. Donné à ce sujet.
Ce jeune physicien ayant plongé les deux extrémités du fil en platine d’un multiplicateur dans un fruit, l’une du coté de la queue, l’autre du coté de l’œil, la déviation de l’aiguille aimantée fut de i5, 20, 2 5 et quelquefois 3o degrés, suivant l’espèce de fruit. Dans les pommes et les poires, le courant allait de la queue à l’œil, c’est-à-dire que le coté de la queue se comportait comme un alcali, et le coté de l’œil comme un acide. La pêche, l’abricot et les prunes ont donné un courant dirigé en sens inverse ; il y avait absence de courant quand il enfonçait les deux extrémités du fil à égale