CHAPITRE PREMIER
rience sont celles qui renferment, sous leur test, une matière amylacée qui se change peu à peu en sucre par l’action de la germination pour la nourriture de l’embryon. Ces graines placées sur la face cuivre d’un couple voltaïque, doivent éprouver, de la part du courant, des effets semblablesà ceux que nous avons reconnus dans la gomme et le sucre, lesquels doivent modifier la végétation d’une manière quelconque. Voici la disposition qui nous a paru la plus convenable pour faire l’expérience : 011 place horizontalement, dans deux verres, deux couples voltaïques cuivre et zinc, de telle sorte que dans l’un le coté zinc soit en dessus et dans l’autre le coté cuivre. Ces deux disques sont fixés chacun avec du mastic à l’extrémité d’une tige de verre verticale mastiquée elle-même au fond du vase. Leur surface est recouverte d’un lit de coton trèsmince sur lequel on place les graines, puis on verse dans les verres assez d’eau pour que le colon et les graines soient humectés, et l’on a l’attention ensuite de remplacer de temps à autre l’eau qui s’évapore. Comme point de comparaison, on dispose de la même manière une lame de verre. Supposons qu’on ait semé des graines de cresson alénois sur ces trois plans, et que l’on n’ait employé que de l’eau distillée, afin d’éviter les réactions chimiques sur les graines, des parties constituantes des sels dissous dans l’eau qui ont été séparées par Faction voltaïque. Deux ou trois jours après, les radicules paraissent à peu près en même temps sur les trois appareils; mais la végétation ne continue pas ensuite avec la même force sur chacun d’eux. Elle se montre un peu plus forte sur la face cuivre que sur le verre, tandis que sur la face zinc les radicules se contournent , se dessèchent peu à peu, et les tiges cessent de prendre de l’accroissement. Ainsi sur.la face cuivre tout annonce de la vigueur et de la force, tandis que sur la face zinc on y remarque un état de faiblesse et de malaise qui finit par la cessation de la vie. En substituant h la graine de cresson alénois des pois ordinaires, pisum scitivum , on XV. » 2
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observe des effets semblables, ainsi qu’avec d’autres graines. Analysons le phénomène.
8 Va. Une bande de papier tournesol , faiblement rougi par un acide, est ramenée au bleu quand on la met en contact avec* le coton de la face négative; l’aleali 11e peut donc provenir que (b* la graine, puisque l’on a eu le soin de n’employer que de l’eau distillée.
Au lieu d’eau distillée, si l’on prend de l’eau de Seine, ou de feau rendue légèrement conductrice par l’addition d un sel, les eff ■ts precedents deviennent encore plus sensibles, surtout, avec les pois. Nous voyons par là qu’en faisant germer des graines sous l'influence de forces électriques faibles , faction du pôle négatif active la nutrition, et celle du pôle positif la diminue, jusqu'au point de la faire cesser. Quoiqu'il soit difficile de constater avec exactitude, dans celle circonstance, en quoi consiste faction de chaque pôle, cependant on aperçoit des effets généraux sur l’origine desquels on ne peut se méprendre.
833. Nous avons commencé par rechercher si les signes dalcalinéité, trouvés sur la lace* cuivre, n’étaient pas (bis par hasard à de très-petites .quantités d'alcali (pie faction prolongée du couple voltaïque aurait pu retirer du verre.
Pour savoir à quoi nous en tenir, à cet égard, nous avons opéré avec des vases d’or ou de platine, et nous avons posé à nu les graines sur la face cuivre. Les effets ont été encore les memes. L’alcali trouvé dans les premières expériences provenait donc de la matière amylacée de la graine, laquelle a été retirée par faction du courant pendant l’acte de la germination. Il est plus facile de concevoir l’enlèvement de l’alcali dans la aermiuation que dans la décomposition lente de l’amidon à l’air, attendu que la première marchant plus rapidement que la seconde, ses éléments se trouvent dans un état électrique plus marqué, ce qui fur permet d’obéir mieux à faction du courant électrique.