CHAPITRE PREMIER. \ ftn
8Zp. Nous avons reconnu aussi que les bourgeons , que l’on considère comme formés de germes semblables à ceux des embryons, présentent le même phénomène. Des baiides de papier tournesol ont été placées entre îes jeunes feuilles de bourgeons de peuplier de la Caroline et du lac Ontario, de lilas, d’alisier, etc. La couleur bleue a d’abord pâli par suite de faction de la lumière et de celle de l’oxigène; dans l’espace de quatre ou cinq jours elle est devenue lilas, puis rose pâle, et ensuite rouge. Les feuilles de plusieurs plantes, particulièrement celles de fèves de marais, ont donné aussi la réaction acide. On voit donc d’après cela que les graines, quand elles germent, les bourgeons, les feuilles et les racines jouissent de la propriété plus ou moins marquée d’expulser un acide. Cet acide est-il le même pour toutes les graines, les bulbes, etc.? c’est ce que nous ignorons. Nous avons essayé d’abord si par hasard l’acide acétique ne se présenterait passouvent dans la germination. Nous avons fait germer, en conséquence, des graines de lentille et de navet qui donnent la réaction acide bien marquée sur du protoxide hydraté de plomb légèrement humecté, ou bien sur du deutoxide de cuivre ou du carbonate de chaux. Trente-six heures après , l’oxide et les graines ont été lavés à plusieurs reprises avec de l’eau distillée, puis on a filtré et fait cristalliser. Des cristaux en aiguille se sont formés, lesquels, traités par la chaleur et l’acide sulfurique, eut donné la réaction propre à l'acide acétique. Des bulbes de tubéreuses ont fourni le même acide.
84*). Pour savoir jusqu’à quel point les diverses parties des graines concourent à la production de cet acide, nous avons soumis au même mode d’expérimentation la fécule de pommes de terre, la dextrine et la gomme. Les deux premières substances ont donné promptement la réa< tion acide. Ne pourrait-on pas en conclure que la matière amylacée dans les cotylédons des légumineuses et d’autres graines éprouvé, lors de la germination, des