‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 144 sur 216 · ORGANISAT. DES NERFS ET DES MUSCLES, ETC · texte numérisé non relu

ORGANISAT. DES NERFS ET DES MUSCLES, ETC

contracte, les fibres parallèles qui le composent se fléchissent tout à coup en zigzag et présentent un grand nombre d’ondulations régulières (fig. 38 bis). Les contractions cessant, les fibres reprennent leur position primitive d’équilibre. En examinant avec soin les circonstances de ces flexions, on voit qu’elles ont lieu dans des points déterminés et fixes. Ce fait semble faire croire, suivant MM. Prévost et Dumas, qu’elles sont le résultat de l’attraction momentanée de ces mêmes points entre eux. On observe des effets absolument semblables dans les muscles des animaux à sang cbaud, quelle que soit leur situation ; c’est donc une propriété générale.

MM. Prévost et Dumas ont constaté par l’expérience que la flexion de la fibre représente bien exactement la quantité dont elle s’est raccourcie, et que le changement qu’elle a subi porte uniquement sur la direction.

On doit en conclure que les muscles sont éminemment élastiques.

Il ne suffit pas de connaître forganisation des muscles et des nerfs; si l’on veut essayer de découvrir jusqu’à quel point faction de l’électricité intervient dans les phénomènes de la vie, il faut encore posséder des notions générales sur les organes d’ou émanent les nerfs, attendu que c’est de là qu’ils reçoivent l’impulsion première pour accomplir les diverses fonctions dont ils sont chargés.

Les nerfs qui prennent leur origine dans le cerveau ou dans la moelle épinière, qui n’en est que la continuation, aboutissent aux organes des sens ou aux mus- * clés soumis à l’empire de la volonté et à quelques autres organes , tels que l’estomac. La matière pulpeuse qui est contenue dans leur intérieur n’est autre, suivant toutes les apparences, que la matière cérébrale. Leur névrilème est le prolongement de l’enveloppe immédiate du cerveau appelée pie-mère.

Le système des nerfs qui président aux actes non soumis à l’empire de la volonté, ou qui n’y sont soumis fcjueti partie * tels que ta respiration, k digestion, cLh|

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est assez complexe, puisqu’il existe entre les nerfs qui naissent du centre céphalo-rachidien et. ceux qui viennent des ganglions formant le grand sympathique des communications nombreuses, des anastomoses, etc.

Le cerveau , qui est une partie de l’encéphale ou s’opèrent les phénomènes physiques et chimiques les plus sublimes des fonctions animales, a l’aspect d’un sac d’étoffe épaisse qui aurait été replié sur lui-même pour entrer dans une cavité moins ample que lui; l’intérieur de cet organe se présente sous la forme de cavités appelée? ventricules , communiquant ensemble et humectées de sérosité, il est formé d’une matière dont la texture est extrêmement délicate, ayant peu de consistance, et dans l’intérieur de laquelle les nerfs pénètrent assez loin.

Quant à la moelle épinière, qui est le prolongement du cerveau, sa composition, d’après M. Vauquelin, est la même.

Les considérations que nous venons de présenter sur les contractions musculaires, nous seront utiles quand nous chercherons a interpréter l’action physiologique de l’électricité.

§ III. Phénomènes généraux concernant ï action physiologique de P électricité.

8q3. Nous avons rangé la chaleur au nombre des causes qui font naître les contractions musculaires; mais il existe encore un autre agent impondérable qui se comporte d’une manière tellement remarquable, que l’on est tenté d’admettre son concours dans les phénomènes de la vie; cet agent est le fluide électrique. Nous touchons là à une des questions les plus délicates de la philosophie naturelle; aussi, devons-nous nous mettre en garde contre toutes les conséquences que nous pourrions titer des faits observés relativement à la vitalité.

Les effets physiologiques de l’électricité peuvent être divisés en troi-s classes : la première comprend ceux qui sont relatifs à l’action produite par Télectricité de teu-

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