‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 148 sur 216 · IV · texte numérisé non relu

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mie lame de platine est mise en contact avec les nerfs et mie autre avec les cuisses; l’extrémité libre de la première plonge dans une capsule contenant un acide, et l’extrémité libre de la seconde dans une autre capsule remplie d’une solution alcaline. Dès l’instant que la communication est établie entre l’acide et l’alcali , au moyen d’une mèche de coton, la réaction chimique commence, et les muscles se contractent vivement et beaucoup plus fortement qu’en employant les excitants ordinaires. Après deux ou trois contractions au plus, les cuisses ne sont plus agitées, mais vient-on à enlever la mèche de coton, les

contractions se manifestent de nouveau, si l’animal toutefois possède une excitabilité suffisante. Ces effets, qui se reproduisent toutes les fois que l’on établit et que l’on interrompt le circuit, pourvu que l’action ne soit pas prolongée, sont dus incontestablement à l’électricité dégagée dans la réaction de l’acide sur l’alcali, laquelle passe, par l’intermédiaire des lames de platine , dans les nerfs et les muscles. Cette expérience prouve doue que toutes les fois que les muscles et les nerfs sont mis en communication avec deux substances conductrices de

V électricité, réagissant chimiquement V une sur Vautre , il j a toujours contraction . L’effet est le même quand ces deux substances, au lieu de réagir chimiquement, sont attaquées par les liquides adhérents aux parties animales. Ce dernier effet a été mis en évidence par Galvani, qui , ayant armé les nerfs d’une feuille d’étain , plaça les cuisses sur une lame de cuivre, et mit en contact les deux métaux. Les contractions se manifestèrent aussitôt avec énergie. L’effet est dû à l’action du courant produit dans la réaction sur l’étain du mucus qui adhère aux nerfs. Suivant Volta, il doit être attribué au contact des deux métaux; mais nous pensons que l’action chimique est la cause déterminante, puisque, lorsqu’un des métaux qui forment les armatures n’est pas attaqué par ce mucus, il n’y a aucun effet de produit, comme le prouve l’expérience suivante : on pose les muscles d’une grenouille sur une lame d’or et les nerfs sur une lame de

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