CHAPITRE II
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résultats négatifs, d’autres sont parvenus à le faire contracter ; il faut conclure de là que cet organe perd en trèspeu de temps, et bien plus tôt que les autres, la faculté d’obéir au pouvoir de l’électricité.
91 1. Zanotti de Bologne a obtenu, sur les insectes, des résultats remarquables, que nous ne devons pas oublier de rapporter ici. Ayant tué une cigale, il la mit en contact avec les deux extrémités d’une pile; aussitôt le mouvement et le son qui lui sont propres se manifestèrent.
912. Des poissons ont présenté des effets remarquables. On en a vu auxquels on avait coupé la tête, une demi-heure auparavant, frapper avec la queue, quand elle était excitée par un courant électrique, de manière que tout le corps sautait assez haut sur la table ou ils étaient posés.
913. On ne s’est pas borné à étudier l’action de l’électricité voltaïque à forte tension sur les animaux, on a cherché aussi à connaître celle qu’elle exerce sur l’homme.
Nous avons vu plus haut que, lorsqu’on ferme le circuit, la grenouille se contracte deux ou trois fois au plus et reste ensuite tranquille jusqu’à ce qu’on interrompe la communication métallique. M. de Humhqldt a voulu faire l’expérience sur lui-même, désirant voir en même temps si les sensations produites avaient quelque durée. Il se fit appliquer, en conséquence, deux vésicatoires sur chacun des muscles deltoïdes. Sur l’une des plaies il appliqua une grande plaque d’argent et sur l’autre une plaque de zinc. A l’instant de la communication entre les deux métaux, les muscles de l’épaule et du cou se contractèrent alternativement et M. de II uni boldt éprouva une forte cuisson, aussitôt que la vessie formée par le vésicatoire fut ouverte. Il distingua trèsbien trois ou quatre coups simples; les deux plaies étant restées une demi-heure à l’air et le réseau de Malpighi s’étant endurci, ce qui avait affaibli la conductibilité, le contact métallique ne produisit plus qu’une seule cou-