‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 158 sur 216 · CHAPITRE li · texte numérisé non relu

CHAPITRE li

gagés dans les muscles se trouvent sur le passage de l’électricité. Cet effet ne peut avoir lieu avec de faibles courants, parce que la dispersion qu’ils éprouvent dans un conducteur imparfait réduit à peu de chose la quantité qui passe par le nerf.

§1 V. De V effet des alternatives voltaïques sur les

contractions .

c^‘1'1. Nous nous sommes borné jusqu’ici à décrire les phénomènes généraux relatifs aux contractions musculaires dues à Faction de l’électricité, afin que le lecteur saisît de suite leur ensemble; nous allons actuellement étudier les diverses circonstances de leur production , pour en déduire, s’il est possible, un principe à l’aide duquel on puisse les interpréter tous.

Les contractions cessant aussitôt que le courant est établi invariablement entre le nerf et le muscle correspondant, ce fait nous annonce que le passage de l’électricité dans les parties constituantes soit du nerf, soit du muscle, y produit une modification instantanée, qui subsiste pendant toute la durée du courant. D’un autre côté, la contraction, qui a lieu ordinairement lorsque l’on interrompt le circuit, indique la cessation de cette modification et le retour des parties constituantes à leur position naturelle d’équilibre. Nous examinerons plus loin quelle peut être cette modification que le physiologiste a un si grand intérêt à connaître pour interpréter certains phénomènes de la vie.

Volta, pour expliquer l'effet résultant de l’action continue du courant sur la grenouille, supposait que le nerf se paralysait au point d’enlever momentanément au muscle la faculté de se contracter; mais nous n’envisageons pas le phénomène sous le même point de vue ; voici nos motifs : lorsqu’un courant traverse un corps quelconque, organisé ou non, il tend à écarter ses parties constituantes jusqu’au point de les séparer entièrement, si son intensité a suffisamment d’énergie pour IV, 16

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