DESCRTP. DES ORG. PART* AUX POISS. , ETC
organes ne fuient plus aptes à donner la commotion.
3° 11 n'en fut plus de même quand le cœur fut arraché. Les organes donnèrent la commotion, et ne cessèrent de le faire que lorsqu’on eût enlevé le cerveau.
4° Voulant connaître l’influence du cerveau sur les contractions , il enleva celui-ci avec des précautions telles que la circulation du sang n’était pas dérangée; il lui fut impossible d’obtenir des secousses, quoique les , mouvements musculaires fussent encore en pleine activité.
5° Il a également remarqué que l’animal était privé de lancer la décharge, dès l’instant que l’on faisait une lésion au cerveau, ou que l’on coupait les nerfs qui se répandent dans les tubes aponévrotiques des organes électriques. Cette mutilation n’empêchait pas cependant l’animal de vivre. Spallanzani a constaté le même fait.
Ces expériences montrent l’influence du cerveau et des troncs nerveux sur la faculté électrique de la torpille.
961. Nous ferons connaître plus loin notre opinion sur les effets de la torpille; passons aux deux autres poissons électriques. Le gymnote a un corps trèsallongé; la queue occupe une grande partie de la longueur ; sa vessie natatoire n’est pas renfermée, comme chez les autres poissons, dans la cavité abdominale : elle s’étend dans l’intérieur de la queue presque jusqu’à son extrémité. Au-dessous de cette vessie est placé un appareil composé de plusieurs aponévroses, qui s’étendent aussi dans le sens de la longueur du poisson en couches horizontales parallèles, et écartées les unes des autres d’environ un millimètre. Ces couches sont coupées presque perpendiculairement par d’autres lames de la même nature; d’où résulte un réseau large et profond dont les cellules, qui sont rhomboïdales, sont remplies d’une subsstance gélatineuse. La fîg. 4 6, qui représente une coupe faite dans le gymnote, donne une idée de l’organe électrique.
962. Hunter, qui a étudié cet appareil, a reconnu qu’il était composé de quatre organes, deux grands et