CHAPITRE III
deux petits. Les deux premiers sont placés au-dessous de la vessie natatoire et des muscles vertébraux; les deux petits, à la région la plus inférieure de la queue. Les couches horizontales ne sont pas constamment parallèles, elles dévient de leur direction par intervalles. Cet appareil est mis en jeu par un système de nerfs émanant de la moelle épinière. Les alvéoles du réseau reçoivent les filets nerveux d’un tronc nerveux qui existe au-dessus de la colonne vertébrale.
963. Les organes électriques du silure (fig. 47)? d’après M. Geoffroy Saint-Hilaire, qui en a donué l’anatomie, au lieu d’être placés de chaque côté de la tête, comme dans la torpille, et dans la partie inférieure de la queue, comme dans le gymnote, s’étendent autour de ce poisson ; ils sont placés immédiatement au-dessous de la peau. Leur composition est la Thème que celle des deux poissons précédemment décrits, c’est-à-dire qu’ils sont formés de fibres aponévrotiqucs et tendineuses, serrées de manière à former un réseau très-fin, dont il est impossible d’apercevoir les mailles à l’œil nu. Les cellules de ce réseau sont remplies, comme celles de la torpille, dune substance muqueuse. L’appareil électrique est recouvert d’une forte aponévrose, qui l’empêche de communiquer avec l’intérieur. Les nerfs qui se rendent dans cet organe appartiennent, suivant M. Geoffroy Saint- Hilaire, à la huitième paire cérébrale.
964^ Le lecteur a pu voir que, dans les trois poissons électriques connus, l’organe électrique a une constitution analogue, c’est-à-dire qu’il est formé de membranes aponévrotiques disposées de manière à former un réseau, dont les alvéoles contiennent une matière muqueuse. Ce système est rempli de filets nerveux, qui proviennent de troncs nerveux qui, dans la torpille surtout, sont d’une grosseur considérable relativement aux dimensions de 1 animal.
M. G eoffroy Saint-H ilaire , qui a fait l’anatomie de ces trois poissons, a tiré les conséquences suivantes de son examen comparatif :
descrip. des org. part, aux POISS. , ETC.
Les organes qui donnent aux poissons électriques la faculté de lancer des commotions ne sont pas placés de la même manière dans chacun d’eux. Dans ia torpille, ils se trouvent de chaque coté de la tête; dans le gymnote, sous la queue; et dans le silure, autour du corps. Aucune branche du système nerveux ne leur est spécialement affectée, attendu que, dans la torpille, ce sont les nerfs de la cinquième paire qui s’y distribuent, dans le gymnote, les nerfs cérébraux, et dans le silure, ceux de la huitième paire; enfin, la forme des cellules, dans chaque espèce, n’est pas la même. Quoi qu’il en soit de ces différences, les organes électriques de ces trois poissons, qui ne se retrouvent pas dans les espèces analogues, ont une constitution pareille, qui semble indiquer qu’ils sont destinés à remplir des fonctions de même nature. ^
Nous croyons avoir rapporté les faits les plus importants qui concernent les propriétés électriques des poissons doués de ces facultés, et la constitution des organes dans lesquels elles se développent. En donnant la théorie des contractions telle que nous l’envisageons, nous ferons connaître en même temps notre manière de voir sur les singuliers phénomènes qui caractérisent les poissons électriques et que nous avons étudié nousmêmes dans les lieux mêmes oit on les trouve.
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