‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 186 sur 216 · THÉORIE DES CONTRACT. FONDÉE SUR, ETC · texte numérisé non relu

THÉORIE DES CONTRACT. FONDÉE SUR, ETC

pourvue, fait entrer celle-ci en contraction. En effet, les fibres musculaires se trouvant dans une direction sensiblement perpendiculaire à celle des filets nerveux, doivent éprouver un déplacement assez considérable quand les parties constituantes de ces derniers sont ébranlées. Voilà comment on peut concevoir le phénomène des contractions, mécaniquement parlant, c’està-dire, en ne mettant en jeu que les particules matérielles des nerfs et des muscles, au moyen des excitants ordinaires.

. Si nous faisons intervenir l’électricité, nous aurons des effets du même genre; seulement ils auront plus d’intensité: effectivement, quand un courant électrique traverse un nerf dans le sens de sa longueur, peu importe la direction , que fait-il ? il ébranle sur-le-champ ses parties organiques, il les écarte et les tient distendues; tant que dure son passage il n’y a pas de contraction. Son action cesse-t-elle, il y a contraction due au retour immédiat des mêmes parties à leur état de repos , si elle a été de courte durée et d’une faible intensité; car, pour peu qu’elle ait été prolongée et son intensité un peu forte, les mêmes parties ne reprennent leur position définitive d’équilibre qu’au bout d’un certain temps, pourvu toutefois qu’il n’y ait pas eu un commencement de décomposition, par suite de l’action électro- chimique.

On conçoit, d’après cela, que l’ébranlement produit dans le nerf par le passage du courant soit plus énergique que celui que l’on obtient quand on l’affecte en un point seulement, puisque le courant réagit sur toutes les parties matérielles à la fois, ce que ne font pas les stimulus qui sont appliqués en un point. Les observations faites jusqu’ici tendent donc à nous représenter les particules organiques des nerfs et des muscles pendant la vie, et même quelque temps après la mort, comme se trouvant dans un état d’équilibre instable, que la cause la plus légère dérange. Cette instabilité serait un des attributs de la vie, puisqu’elle cesserait dès l’instant que ces mêmes particules commenceraient à être

Page 1