‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 187 sur 216 · CHAPITRE ÎY · texte numérisé non relu

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soumises à l’influence des forces qui régissent la nature inorganique.

969. Quelques physiciens, dans le but de faire dépendre de l’électricité le phénomène des contractions en général, ont essayé de prouver que les moyens employés pour irriter le nerf mettaient toujours en liberté une certaine quantité des deux fluides, dont l’action suffisait pour produire la contraction. Examinons jusqu’à quel point cette opinion est fondée : l’action mécanique employée pour irriter le nerf, trouble toujours, il est vrai, l’état d’équilibre des deux électricités à l’endroit meme 011 elle s’exerce. Il y a recomposition immédiate des deux électricités dégagées par l’intermédiaire de tous les corpuscules qui se trouvent sur leur passage, c’està-dire de tous les filets nerveux sur lesquels sont appliqués les stimulus. Rien ne nous prouve jusqu’ici que cette recomposition soit suffisante pour exciter le nerf à la manière des courants; cependant le fait n’est pas improbable, puisqu’il suffit de faire passer un faible courant dans une très-petite partie d’un nerf pour déterminer la contraction du muscle correspondant. Meme observation pour l’excitation produite par l’action chimique : lorsqu’on verse une goutte d’acide sur un nerf, l’acide prend l’électricité positive et le nerf l’électricité contraire; les deux électricités se recombinent immédiatement sur la surface même de contact, de sorte qu’il y a autant de recompositions partielles qu’il y a de par- , ties agissantes. L’acide n’attaquant que quelques-uns des éléments du nerf, s’il s’en trouve d’autres à coté qui ne participent pas à la réaction, alors une portion de l’électricité dégagée suit ce corps, et il en résulte réellement un courant qui peut exciter les muscles. D’après cela, on ne doit pas regarder comme impossible que les causes qui irritent le nerf et produisent les contractions, n’agissent que par suite des forces électriques qu’elles mettent en jeu.

Le lecteur peut voir avec quelle réserve nous nous

t>. 8(5 THEORIE DES COHTRACT. FONDEE SUR , ETC!.

prononçons sur toutes les questions relatives à l’influencé de rélectricilé sur les phénomènes physiologiques. Bien qu’il puisse exister un autre agent , analogue au fluide électrique, qui préside aux phénomènes de la vie, on doit rechercher cependant si le dernier, qui se trouve partout, qui assiste et intervient meme dans tous les phénomènes chimiques, ne satisferait pas aux exigences de la science. Cette marche est la plus simple et la plus philosophique que nous puissions suivre.

Cj'jo. Nous n’avons encore essayé de traiter que la question la plus facile, quoiqu’elle présentât beaucoup d’obscurité, c’est celle qui est relative aux contractions produites par les stimulus, quels qu’ils soient. Mais il en est une autre d’un ordre supérieur, dont l’homme ne trouvera peut-être jamais la solution, parce qu’elle se rattache à ce que la création a de plus secret , à la formation de la pensée : nous voulons parler des contractions produites sous l’empire de la volonté. Il y aurait donc de la témérité à chercher à la résoudre; mais il est permis, je crois, de tâcher de reconnaître quelles peuvent être quelques-unes des causes qui concourent à ce grand acte de la nature.

Lorsque nous voyons, par exemple, reproduire, dans les expériences galvaniques d’Aldini et du docteur Andrew Ure, sur des suppliciés, avec une effroyable vérité, les divers mouvements du corps et même delà face, n’eston pas disposé à admettre que la nature, élaborant le fluide électrique par des moyens qui échappent à nos investigations, en dispose d’une manière plus régulière, et par conséquent moins désordonnée que nous ne le faisons avec nos appareils, pour mettre en mouvement certaines parties sans troubler l'harmonie des autres. Raisonnons dans cette hypothèse; mais présentons auparavant quelques considérations physiologiques qui ne sont pas sans intérêt pour la question.

De quelque manière que l’on veuille envisager les actes divers du cerveau, il est un fait capital dont on ne

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