CHAPITRE IV
peut nier l’existence ; c’est qu’il lui arrive des sensations qui lui apportent les images des corps extérieurs. Que ces sensations soient le mobile, le point de départ de toutes les facultés qui composent notre intelligence, ou bien que ces facultés naissent dans le cerveau, complètement indépendantes des sensations, il faut admettre ce deuxième grand fait, c’est que le résultat de tous les actes du cerveau est d’aboutir à des mouvements trèsvariés, qui traduisent plus ou moins fidèlement nos idées au dehors.
Quelle que soit l’hypothèse que l’on admette pour expliquer ce qui se passe dans le cerveau, on ne doit do ne pas perdre de vue les deux principes suivants qui préexistent à toutes les théories : i ° il arrive au cerveau des sensations; 2° il part du cerveau un stimulus quelconque en vertu duquel les organes exécutent des mouvements divers. Les agents qui remplissent ces fonctions sont évidemment les nerfs. On est conduit par là à examiner s’il existe des nerfs exclusivement destinés au mouvement et d’autres au sentiment ; ou bien s’il existe des nerfs qui remplissent ces deux fonctions. Les notions que nous possédons en physiologie nous permettent de répondre affirmativement à ees deux questions. Le nerf optique est exclusivement destiné à la transmission de la lumière; le nerf auditif à celle du son; les nerfs de la cinquième paire, qui naissent du cerveau, donnent la sensibilité à presque toute la face. D’un autre coté, il existe des nerfs exclusivement destinés au mouvement. La langue, par exemple, en possède un; Je larynx en a deux; le globe de Fœil, trois ou quatre , etc., etc.
Nous ajouterons que les nerfs du mouvement et ceux du sentiment s’anastomosent et s’envoient des filets réciproques assez fréquemment.
Quant aux nerfs qui remplissent simultanément les fonctions du mouvement et du sentiment, nous savons que des parties latérales de la moelle épinière il naît de