‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 189 sur 216 · THÉORIE DES CONTRACT. FONDEE SUR, ETC · texte numérisé non relu

THÉORIE DES CONTRACT. FONDEE SUR, ETC

chaque colé deux racines, l’une dite racine antérieure et l’autre racine postérieure; après un court trajet, les filets qui composent ces deux racines se mêlent, s’entrecroisent tellement qu’ils sont entièrement confondus et qu’ils forment un petit renflement nerveux, d’où les nerfs tirent leur origine et vont se distribuer dans les parties voisines. Ces nerfs remplissent pour la plupart et en même temps les fonctions de nerfs du sentiment et de nerfs du mouvement, comme M. Magendie et d’autres physiologistes l’ont observé.

Revenons maintenant à la théorie électrique des contractions.

L’expérience nous ayant appris que, pour faire contracter un muscle, il faut irriter le nerf correspondant en un point quelconque de son trajet, c’est-à-dire déterminer un ébranlement qui se propage de proche en proche jusque dans le muscle, nous sommes portés naturellement à admettre que le cerveau, par l’effet de l’exercice des facultés intellectuelles, imprime une impulsion au nerf, à son origine, laquelle est transmise sans difficulté dans tout son trajet. Or , cette impulsion imprimée au nerf par le cerveau ne peut être, eu égard à nos connaissances en physique, que le résultat d’une action mécanique, d’une action chimique ou d’une action électrique. Nous ne pouvons raisonner, par conséquent, que dans chacune de ces trois suppositions; car, s’il existait un autre mode d’action, la nature nous en étant inconnue, il nous serait impossible d’en discuter les effets. Examinons donc séparément chacune de ces actions, pour savoir celle à laquelle nous devons donner la préférence. L’action mécanique que l’intelligence mettrait en jeu doit être écartée, parce qu’elle n’agirait pas avec assez de force et de suite : il est peu probable aussi que l’acte de la volonté puisse porter un acide, un alcali, un corps quelconque dans le cerveau, à l’origine du nerf, pour réagir chimiquement sur lui; car, s’il en était ainsi, la matière cérébrale

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