‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 23 sur 216 · G H A. PITRE PREMIER · texte numérisé non relu

G H A. PITRE PREMIER

nous avons dit que éet habile physicien avait trouvé que la lumière électrique ordinaire, examinée avec ie prisme, présentait un spectre traversé par des lignes brillantes. Wheatstone, en étudiant ces phénomènes, a remarqué que ces lignes différaient en nombre et en position suite métal employé. Cette influence des métaux dans cette circonstance est tellement marquée, que lorsqu’on tire l’étincelle de boules de métaux dissemblables on aperçoit simultanément les lignes qui appartiennent à chacun de ces deux inétaux.

Nous ne rappellerons pas tout ce que nous avons déjà dit sur la cause présumée de la lumière électrique quand nous avons traité de l’étincelle; nous ajouterons seulement que M. Wheatstone a cru devoir conclure de ses recherches, que la lumière électrique était le résultat de la volatilisation et de l’ignition de la matière pondérable du conducteur. Nous ne partageons pas tout à fait son opinion. Nous rappellerons à cet égard l’expérience déjà citée (j3/j), où l’on fait passer la décharge d’une forte batterie électrique entre deux petites boules de métal placées dans le vide. La lumière devient vive et éclatante, et on n’aperçoit cependant aucune trace bien sensible d’altération sur les surfaces des deux boules. Il faut donc que cette lumière soit réellement le résultat du passage des deux électricités dans le vide, et non celui de l’ignition tle parties matérielles qui auraient été enlevées aux conducteurs. Quand la lumière est diffuse, c’est une preuve que les deux électricités n’ont pas une tension suffisante pour s’élancer rapidement l’une sur l’autre.

65y. Pour compléter ce que nous avons à dire sur là lumière électrique , nous allons rapporter les recherches de M. Wheatstone sur la vitesse et la durée de la lumière électrique, dans l’espoir que les physiciens voudront bien compléter ces recherches, en soumettant au meme mode d’expérimentation les différentes lumières phosplioriques.

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