‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 31 sur 216 · CHAPITRE it · texte numérisé non relu

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dans l’intensité des effets produits; quant à ceux qui sont de médiocres conducteurs, on les regarde comme très-phosphorescents,

En général les corps isolants résistent long-temps a la phosphorescence; mais une fois qu’elle y est développée, l’émission lumineuse est durable. Dans les corps conducteurs, au contraire, la cause qui produit la lumière est ébranlée facilement; mais cette faculté n’a qu’une courte durée. Qui ne voit là des rapports immédiats avec les effets du dégagement de l’électricité dans les corps mauvais et bons conducteurs de l’électricité?

67 3. Nous avons dit précédemment que la lumière solaire ne paraissait pas agir en raison de la chaleur qu’elle transmet aux corps. Cette opinion est fondée en partie sur les observations suivantes : les corps les plus lumineux par insolation ne brillent pas quand ils sont chauds; le carbonate de chaux, le sulfate de baryte, le phosphate de chaux artificielle et quelques autres sels lui sent parfaitement après leur exposition au soleil . lors meme qu’ils n’émettent plus de lumière par l’action de la chaleur.

Le phosphore de Canton ne devient également lumineux qu’après avoir été refroidi et mis à l’abri de l’ai r et de l’huinidité immédiatement après sa calcination. La flamme d’une chandelle suffit alors pour le rendre phosphorescent; en l’exposant à l’air, sa faculté lumineuse augmente d’intensité; quand on le place dans le vide barométrique, il ne l est plus qu’au soleil.

La phosphorescence par insolation est peu sensible dans le règne végétal, si l’on en excepte cependant quelques produits, tels que la farine, le sucre, la gomme arabique, la cire blanche, certaines résines, etc. Quant aux substances animales, celles qui renferment du carbonate de chaux sont plus phosphorescentes que celles qui sont à base de phosphate de chaux.

48 PHOSPHOR. PAR FROTT. OU PERCUSSION.

§ IV. Phosphorescence par frottement ou percussion.

674. La phosphorescence produite par les moyens mécaniques va mettre en évidence le principe que nous avons adopté pour expliquer l’émission de la lumière phosphorique.

Les corps très-bons conducteurs ne possèdent pas, en général, le mode de phosphorescence par frottement ou percussion : ainsi les métaux en sont dépourvus, de meme que plusieurs de leurs composés; il faut en excepter le proto-chlorure et le deuto-chlorure , ainsi que le phosphate de mercure. En général, les corps qui sont lumineux par le frottement et la percussion , le sont également par les autres moyens déjà décrits.

Si l’on frappe, dans l’obscurité, la variété de feldspath appelée adulaire , de manière à former des fissures dans l’intérieur de la masse, il se développe dans chacune d’elles une lumière qui dure plusieurs minutes. Si on la broie dans un mortier de porcelaine, à coups vivement répétés, elle paraît tout en feu. INul doute que, dans ce cas, la lumière émise 11e soit le résultat de l’électricité dégagée dans le clivage ; effet que l’on obtient également avec la chaleur qui produit un clivage naturel.

Si l’on broie l’adulaire dans un mortier de fer, l’émission de lumière est très-faible; ce qui s’explique facilement selon notre manière de voir.

U11 grand nombre de corps sont phosphorescents par le frottement; nous distinguerons particulièrement la dolomie à texture grenue, dont le moindre effort suffit pour détruire la force d’agrégation : cette substance émet une lumière rougeâtre.

Deux morceaux de cristal de roche dégagent de la lumière par leur frottement mutuel, ainsi que deux morceaux de feld-spath et de chaux fluatée.

il est facile de démontrer que la phosphorescence produite par les moyens mécaniques 11e provient pas

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